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Co-construction de la réponse à l’appel à projet participatif CO3 Mobilités Air Santé

PROJET CO3 SUR LES MOBILITES

Dans le pur esprit des sciences participatives et d’une co-construction de la problématique de recherche et territoriale l’équipe Artivistes a animé plusieurs réunions de co-écriture de réponse à l’appel à projet CO3. co-porté par l’ADEME, la Fondation de France, les fondations Agropolis, Daniel et Nina Carasso et Charles Léopold Mayer,

Ce projet innovant a permis de mettre en synergie l’ensemble des acteurs qu’ils soient élus, agents, chercheurs, associatifs ou simples citoyens dans l’exercice de co-écriture .

La force et l’originalité de ce projet est de s’appuyer sur l’ingénierie de la participation Artivistes-atelier, véritable innovation sociale, politique et environnementale dans le sens où elle se nourrit de la conflictualité pour améliorer l’efficacité des politiques publiques.

RESUME DU PROJET

Ce projet vise à développer une Recherche Action Participative sur les enjeux de mobilités au sein et à travers Montpellier Territoire (M3M, Pays de l’Or, Pic Saint Loup, Sète Agglo Pôle) en s’appuyant sur le projet BREATHE [ANR UMR Géosciences Montpellier, GET et Artivistes-Atelier (AA)] de biosurveillance participative citoyenne de la qualité de l’air à partir de collecte de plantes et le projet des 3 Cités PoDéMoS (Effect of Air POllution on the risk of DEmentia and on its Main biOmarkerS INSERM). La force de ce projet est de s’appuyer sur l’ingénierie de la participation développée par l’association AA et le GDR PARCS en croisant les expertises d’un consortium composé de l’ensemble des acteurs de Montpellier territoire et notamment les associations dédiées (notamment Vélocité et Vélo Pays de l’Or). Fruit d’une véritable co-construction citoyenne en amont, le projet vise à développer sur la zone test identifiée comme la plus complexe, des itinérances citoyennes afin de co-construire une métrologie fine de la qualité de l’air et une expertise chirurgicale des problèmes à traiter. L’articulation de l’analyse citoyenne des données issues de ces campagnes de terrain et de l’ensemble du travail prospectif réalisé en amont par les associations, les services et les élus des collectivités permettront de nourrir les ateliers participatifs en s’appuyant sur l’ingénierie AA afin de développer des plans d’actions permettant de dépasser la complexité des délégations de compétences inhérents au maillage territorial et à co-construire les conditions d’opérationnalisation d’un plan des mobilités prenant en compte les liaisons inter et intra collectivités en s’appuyant notamment sur les PCAET et le maillage réglementaire des différents plans liés (PDE, PDES, PDU, PLU, PLUi, CPER) et des schémas directeurs (SCoT, SRADDET). En croisant une analyse qualitative et quantitative des données de santé publique en s’appuyant sur l’équipe INSERM, ce projet vise à mettre en place sur le long terme les conditions d’amélioration sur la qualité de l’air et la santé publique et notamment les personnes en situation de précarité sociale et environnementale.

Conçu pour être reproductible à plus grande échelle, sur le plan scientifique ce projet vise donc à co-construire une analyse de ses effets sur : (1) la santé publique, (2) sur les changements opérés sur les acteurs y compris les agents et les élus que ce soit sur les pratiques professionnelles, les modes de déplacements professionnels et de loisirs, (3) sur leurs perceptions et notamment en matière de bien être, (4) sur l’efficacité des actions mises en place et notamment les politiques publiques, (5) sur la place et le rôle des citoyens à la fois dans le dispositif ainsi que (5’) dans les boucles décisionnelles en portant une attention particulière aux asymétries de pouvoir, (6) sur la gouvernance interne des collectivités et la gouvernance inter collectivités.

RDV ATELIER PARTICIPATIF POUR CO-CONSTRUIRE LES MOBILITES DE DEMAIN 

Sans attendre les résultats de l’appel à projet CO3,  l’association profitant d’un atelier participatif citoyen organisé dans le cadre de l’agenda 21 de la Mairie de Vendargues, Artivistes atelier a permis de poursuivre le travail de co-construction entamé par la rédaction du projet.

Cet atelier s’est déroulé le 19 novembre 2019 à  18h30 à la salle Armingué. Les élèves des écoles primaires ont pu avant l’atelier présenter leurs réalisations artistiques et ludiques d’éducation aux enjeux climatiques menés par l’association.

COMPTE RENDU ATELIER PARTICIPATIF

Cet atelier s’est déroulé avec des associations très actives concernant les mobilités notamment des représentants de l’association Vélocité et notamment Nicolas Lemoigne, vice-président et porte parole. Nous avions la chance aussi de profiter de l’expérience de membres de l’association Vélo Pays de l’Or et de sa fondatrice Annie Gal. Etaient aussi présents Ma Vie en Live et TCV ainsi que TMB Saint Aunès.
Lionel Scotto d’Apollonia et Davia Dosias-Perla ont présenté le projet de Recherche Action Participative débuté au printemps 2019 et faisant l’objet d’une réponse à l’appel à projet ADEME CO3. Ce projet vise à apporter des solutions concrètes aux questions de mobilités à la fois au sein de la Montepllier Métropole et des liens avec les collectivités voisines, notamment l’agglomération Pays de l’Or.
La force de ce projet est de s’appuyer sur l’ingénierie de la participation développée par Davia Dosias-Perla dans le cadre de l’accompagnement de l’Agglomération Pays de l’Or dans l’élaboration du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). L’atelier était orienté autour de la question:
Quelles conditions pour un linéaire cyclable sécurisé et continu de l’ouest à l’est du territoire montpelliérain.
Pendant ce temps un atelier était organisé pour et par les enfants, au programme dessin, street art et construction moléculaire.
QUESTIONS :
Quelle échelle de travail ?
Quelle finalité ?
Quels leviers d’action publique ?

DESIGN

Design de l’atelier Objectifs
Etape 1 Délimiter un territoire par table de travail
Etape 2 Etablir un état des lieux partagé: pistes / chemins / axes existants sur la base d’indicateurs : état de la voirie, fréquentation cyclistes, sécurité (voitures, camion), éclairage, aménagements.
Etape 3 Dresser des pistes de solutions: quelles conditions pour lever les freins à la cyclabilité.
Etape 4 Partage et discussions

RAPPELS

RAPPEL EXPERT: LES GRANDS ENJEUX CIBLES PAR VELOCITE et la FUB (réunion 30 janvier 2019)

Les trois principaux freins à la pratique du vélo sont :
(1) le manque d’infrastructures adaptées (absence d’équipements, réseau discontinu, sentiment d’insécurité),

(2) les incivilités et infractions (stationnement sur pistes cyclables, violence des autres usagers) peu verbalisées)

(3) la peur du vol (manque de stationnement).

Les quatre principales motivations pour faire du vélo sont le sentiment de liberté (plus d’un tiers des participants !), la rapidité et la ponctualité, l’activité physique et aussi l’économie de carburant.

Les deux principales pistes pour inciter à la pratique du vélo sont :
(1) la volonté des élus (augmenter la part de l’espace accordée aux vélos et aux piétons au détriment de la voiture individuelle et des deux-roues motorisés),
(2) l’éducation voire la pédagogie (sensibiliser sur la rapidité du vélo, organiser des journées sans voiture).

IDENTIFICATION DES AXES

L’identification des axes existants est réalisée par :
– des retours d’usages des participants. Les habitants sont les premiers experts de leur territoire et des problèmes qu’ils rencontrent au quotidien dans leurs déplacements.
– des informations réglementaires, institutionnelles par les membres de VéloPays de l’Or et VéloCité et les autres membres des associaitons présentes.
– l’expertise d’Artivistes en matière de construction des plans de déplacement doux.

DEUX GROUPES DE TRAVAIL

Les participants se divisent en deux groupes.

GROUPE 1 :VENDARGUES INTRA MUROS
Territoire de Vendargues intra muros animé par Lionel Scotto d’Apollonia travaille sur un support de carte du PLU de la commune détaillant les noms de rues et les zones d’activités.
Le débat s’amorce sur les points noirs qui devraient faire l’objet d’un traitement immédiat en raison de leur niveau de dangerosité.

GROUPE 2: TERRITOIRE ELARGI
Territoire Pays de l’Or et Métropole de Montpellier animé par Davia Dosias-Perla élabore son plan d’actions sur la base d’un plan à co-construire à partir de la commune de Vendargues disposée sur un grand support vierge. a

Le groupe 2 indique les priorités de déplacements «doux» sur les territoires limitrophes. Après discussions ils inscrivent les communes de :

Mauguio – Saint Aunès- Castries – Baillargues – Montpellier – Vendargues- Le Crès.

Les participants des deux groupes s’accordent pour établir un premier diagnostic partagé de l’état de l’existant et des priorités à développer pour garantir une continuité cyclable sécurisée sur le territoire ciblé à chaque table.

SYNTHESE

GROUPE 1 :VENDARGUES INTRA MUROS

Le groupe constitué de vendargois s’est atelé à identifié les axes à améliorer pour une continuité cyclable sûre au coeur de Vendargues :
– élargir les trottoirs
– zone piétone aux abords des commerces (favorisant l’attractivité du centre ville)
– sécuriser l’accès à la piste cylcable du Crès par une passerelle
-sécuriser l’ensemble des accès aux écoles de la commune (2 accès par écoles)
– prévoir des aménagements (feux rouge, céder le passage, passages, passerelles) à chaque point de sortie et d’entrée de Vendargues vers les axes cyclables prioritaires (Crès, Castries, Saint Aunès, Montpellier)

Le groupe 1 a travaillé sur des plans d’actions pour répondre aux freins identifiés dans l’étape 2.
Ainsi ressortent unanimement :
– un plan de circualtion pour le coeur de village
– un plan de circulation pour les entrées et sorties cyclables de la commune
– élargir et /ou créer des trottoirs aux points “noirs” identifiés
– sécuriser les accès écoles (aménagements)
– développer le parcours de l’hypobus

GROUPE 2: TERRITOIRE ELARGI

Sur la base des usages de chacun et projets d’aménagement en cours (PAys de l’Or, Département de l’Hérault, Métropole de Montpellier, Commune de Valergues), ce groupe a identifié des axes non répertorié comme à améliorer :

– D 2112 de Saint Aunès à Mauguio en comprenant l’accès à Emmaûs
– Rue de la poste de Saint Aunès à Baillargues
– Chemin d’Emmaus à la ZAC Sain Aunès et Vendargues –> éclairage
– Chemin de Bannière
– Piste cyclable du Crès (Vendargues)
– Rond point de Castries
– Futur projet Eden (Vendargues)
– Ancienne voie ferrée (Montpellier – Vendargues- Casrties – Baillargues)
– Chemin des coustouliers

Le groupe 2 a identifié des pistes de solutions concrètes telles que :
– proposer un projet d’aménagement au Département de l’Hérault pour la traversée du rond point de Castries (ouvrage d’art, aménagement cyclable au milieu)
– étbalir un plan de circulation pour la traversée du rond point de Castries.
– développer avec tout acteur volontaire un projet pilote test sur l’ancienne voie de chemin de fer (supports bois) et chiffrer les usagers .
– étabir les point forts d’un tel projet : levier pour la continuité des axes Vendargues – Le Crès et Castries – Vendargues.

CONCLUSION

Les échanges ont porté sur les grands projets portés par les associations Vélo Cité et Vélo Pays de l’Or. Cet atelier est dans la continuité de l’ensemble des autres ateliers menés par les différents acteurs.

Il apparait qu’il est nécessaire de travailler à des échelles micro-locales, quartier par quartier, rue par rue, problème par problème tout en contextualisant en permanence la problématique sur le plan général.

Vendargues, comme le disais un des participants est dans une sorte de triangle des Bermudes, enclavés par la circulation routière. Il apparait très dangereux de s’aventurer à pied ou à vélo hors du périmètre définissant la commune.

Pour exemple le seul accès menant à la Cadoule ayant fait l’objet d’un aménagement reste très dangereux, d’autant plus si la balade s’effectue en famille.

L’action «LE BAROMETRE DES VILLES CYCLABLES» a été présentée par Nicolas Lemoigne administrateur Vélocité Montpellier invitant tous les participants à s’exprimer en ligne pour affiner les analyses comparatives sur l’évolution des pistes cyclables au sein des villes enregistrées.
Il est important de se connecter sur le site Internet de parlons-velo.fr (voir encadré ci-contre) afin de mettre en avant les problèmes rencontrés.

Il reste donc tout à faire pour déployer un plan mobilité d’envergue à la hauteur de l’urgence de la problématique.
L’association Artivistes-atelier est d’autant plus partie prenante qu’elle a développé une ingénierie de la participation innovante et unique à l’échelle du territoire national afin de mettre en synergie l’ensemble des expertises et de co-construire des solutions concertées dont l’efficacité aura fait l’objet d’un examen minitieux.

RETOUR SUR LE HORS LES MURS MEZE MARDI 2 JUILLET 2019

HORS LES MURS 2 JUILLET 2019 19H DEVANT LE CLUB THALASSA MEZE GRATUIT

Dans le cadre de l’école thématique CNRS organisée du 1 au 5 juillet 2019,

Artivistes-atelier a déployé son dispositif hors les murs pour présenter les moyens de mobilisation par l’art et la culture et les outils participatifs de rue, en l’occurrence nos méduses aériennes.

Un franc succès, des rires, des échanges avec les chercheurs et passants sur les usages de l’étang de Thau juste en face.

DES CHERCHEURS SPECIALISTES DES SCIENCES PARTICIPATIVES ET DES PASSANTS MEDUSES

DE LA MUSIQUE DU STREET ART DES OUTILS PARTICIPATIFS DE RUE…

… de la joie, de la bonne humeur, des échanges, une zone de démocratisation des enjeux socioenvironnementaux et surtout d’échanges entre les sciences et la société.
Spéciale dédicace à Jacques et Michelle (Chevalier), nos amis outre atlantique grands spécialistes de la RAP qui nous ont fait l’honneur et le plaisir d’animer notre école thématique.
Merci à Sylvie (Blangy) qui ne compte pas ses heures et garde le sourire en toute circonstance.
Merci à toutes et tous les participants.
Merci à nos artistes qui ont fait le déplacement Tipa Tipa et David.

 

 

BAR DES SCIENCES 20 JUIN 2019 BRASSERIE DE LE DOME MTP 20H30

190214 Bar des Sciences Web 2019

RDV CE SOIR AU BAR DES SCIENCES POUR LES QUESTIONS AIR CLIMAT SANTE

Le dernier Bar des sciences de la saison aura lieu jeudi 20 juin sur le thème : « La qualité de l’air en milieu urbain – Mesures, santé, prévention ». Ce sera aussi une édition festive et pleine de surprises pour marquer ses 20 ans !

QUALITE DE L’AIR

La qualité de l’air est devenue un enjeu majeur de santé publique et elle est au coeur de la transition écologique, énergétique et solidaire. Le dernier rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement publié en octobre 2018 est alarmiste : en 2015, 48 000 décès prématurés en France sont imputés à une qualité de l’air fortement dégradée en milieu urbain. Régulièrement, les organismes publics, médecins, chercheurs, associations citoyennes, sonnent l’alarme de la pollution atmosphérique et force est de constater que les politiques publiques peinent à mettre en place des mesures efficaces pour diminuer ce risque sanitaire. Selon l’OMS, la pollution de l’air est le principal risque environnemental pour la santé dans le monde. Entre inquiétude et prise de conscience, les questions affluent : D’où viennent les différents polluants qui se concentrent au coeur des villes et dégradent l’air que nous respirons ? Quels sont leurs impacts sur notre santé ? Quelles sont les précautions et mesures à prendre ?
Ce débat sciences-société rassemble 4 scientifiques et spécialistes du sujet :
 Pierre Camps, Directeur de recherche CNRS au laboratoire Géosciences (Université de Montpellier)
 Davia Dosias-Perla, Ingénieure d’étude au laboratoire ARTDev (Université Paul Valéry) – Co-fondatrice de l’association Les Artivistes
 Lionel Scotto d’Apollonia – Chercheur associé au laboratoire LIRDEF (Université de Montpellier – Université Paul Valéry) – Sous-directeur du GDR Parcs – Co-fondateur de l’association Les Artvistes
 Florence Trébuchon, Médecin allergologue – Membre du Collectif Air-Santé-Climat et de l’ASEF (Association Environnement France)
Infos pratiques
 Jeudi 20 juin à 20h30 à la brasserie Le Dôme
2, Avenue Georges Clémenceau – 34000 Montpellier
 Soirée anniversaire-surprises
 « After-bar des sciences » : interventions musicales Afro-latines du groupe Onda Ya

https://languedoc-roussillon-universites.fr/actualites-evenements/325-bar-des-sciences-2019-la-qualite-de-l-air-en-milieu-urbain-le-20-juin-2019

Prix de la Recherche Action Participative

Les projets ARTIVISTES  à l’honneur

Nous avons le plaisir d’être sélectionnés parmi plus de 50 projets pour concourir au prix de la recherche action participative. Dans la chaleur estivale nous allons rédigé une note de synthèse, les résultats finaux sont attendus à l’automne…

Notre projet articule le projet financé par l’ADEME Air Climat Santé Société & Art et le projet Particip’Air !

La Fondation de France et le Groupement d’intérêt scientifique Démocratie et Participation partagent la conviction que la participation de toutes et tous à la production des savoirs est une condition nécessaire pour affronter les crises sociales, environnementales et démocratiques et relever les défis à venir.

Ils s’associent pour organiser un Prix de la recherche participative 2019permettant de mettre en valeur la recherche participative qui rassemble chercheur·e·s, professionnel·le·s et citoyen·ne·s.

Objectif

Le prix de la recherche participative entend contribuer à stimuler à la fois le débat sur ces questions épistémologiques et les expérimentations concrètes de recherches participatives en France. Les équipes lauréates bénéficieront d’une dotation financière dédiée à la valorisation de la recherche participative, selon un format adapté à chaque collectif.

Critères de sélection

Le prix de la recherche participative porte sur la valorisation de recherches déjà abouties, dont les premiers résultats sont suffisamment avancés pour être présentés, et permettent d’évaluer comment s’articulent production de connaissances et action.

Le comité scientifique appréciera la qualité globale des démarches présentées. Il prendra en compte la diversité des approches, des champs, des méthodes et des publics ciblés, notamment les personnes en situation de précarité éloignées des processus de participation, selon les recherches.

Il sera particulièrement attentif à quatre dimensions essentielles de la recherche participative :

  • Les objectifs : Pourquoi le collectif d’acteur.es-chercheur.es s’est-il formé ? Quelles ont été les motivations et les raisons pour l’impulsion de cette démarche de coopération ?
  • La méthode : Quelles sont les modalités d’implication des personnes concernées ? Comment le processus de recherche prévoit-il et permet-il leur entière inclusion à toutes les étapes et dans toutes les activités de recherche, en adaptant la méthode à leurs éventuelles difficultés ? Comment le processus de recherche permet-il également un changement de la posture de chercheur ?
  • Les effets sur les connaissances : Quels sont les impacts de la recherche sur la production de nouvelles connaissances ? Sur la formulation de nouvelles hypothèses ? Sur le développement de nouvelles méthodes ?
  • Les effets sur la société : Quels sont les impacts (envisagés et constatés) pour les différentes personnes impliquées, y compris les chercheurs ? Sur leur environnement ? Sur le problème traité ? Sur les institutions ? Sur les décisions publiques ?

Plus de renseignements sur: http://www.participation-et-democratie.fr/fr/content/prix-de-la-recherche-participative

RDV JEUDI 25 JUILLET 2019 – 06H30 RUE DU BERBIAN SORTIE VALERGUES

PRE-ETUDE D’IMPACT DE LA QUALITE DE L’AIR A VALERGUES JEUDI 25 JUILLET 2019 – 6H30 – RUE DE BERBIAN A LA SORTIE DE VALERGUES

L’heure est matinale mais permet d’éviter les grosses chaleurs. Ce n’est pas le démarrage du programme de sciences participatives mais une pré-étude qui nous permettra de conduire plus efficacement la « grande campagne participative » qui débutera à l’automne 2019.

Nous allons longer le canal et collecter des plantes sur toute la longueur de la haie arborée en sélectionnant une ou deux espèces.

RAPPEL DU RESUME DU PROJET ANR BREATHE

Dans le cadre du projet BREATHE, dirigé par Pierre Camps, mené avec l’UMR Géosciences Montpellier visant à développer une biosurveillance particpative de la qualité de l’air sur plusieurs communes.

Dans quelle mesure le magnétisme environnemental permet-il une bio-surveillance pertinente de la pollution de l’air aux particules fines en milieu urbain et péri-urbain ? L’intégration des citoyens depuis une métrologie sur bio-capteurs jusqu’à la construction d’un plan d’action peut-elle servir de levier sur les décisions politiques qui concernent la qualité de l’air ? Ces deux questions sont au cœur du projet BREATHE. Pour y répondre, nous mettrons en œuvre un programme de Science Citoyenne de bio-surveillance par les techniques du magnétisme environnemental qui puisse servir de base solide à un programme de Recherche-Action Participative. L’enjeu est d’intégrer pleinement le citoyen dans la construction et la mise en place des politiques publiques des territoires sur la qualité de l’air. Sur le plan de la métrologie, l’avantage du projet BREATHE est sa capacité à produire, grâce à la technique employée, un grand nombre de mesures rapides et peu chères prenant en compte la présence de nanoparticules. Ces caractéristiques permettent une production de cartes singulières à haute résolution spatiale des dépôts de polluants selon des modi operandi intégrant les citoyens. Tout le défi de BREATHE sera de porter la technique du magnétisme environnemental sur biomatériaux à un niveau de validation qui permette de l’utiliser in fine dans la co-construction d’une part d’outils d’aide à la décision intégrant des indicateurs d’efficacité afin de mettre en œuvre plus efficacement les politiques publiques sur la qualité de l’air et d’autre part de feuilles de route pour les réformes métrologiques et institutionnelles.

Nous avons ciblé trois zones tests sur lesquelles il existe à la fois une source potentielle bien identifiée de pollution anthropique aux particules fines et une mobilisation déjà bien avancée en amont du projet BREATHE depuis le citoyen jusqu’aux élus. Ces trois zones tests correspondent à la commune de Saint-Aunès riveraine d’une autoroute à 12 voies de circulation, aux communes de Valergues et Mauguio directement concernées par les rejets d’une usine de valorisation des déchets, et à plusieurs rues « canyons » en milieu urbain dans la ville de Toulouse. L’ambition de BREATHE est de développer avec et pour le citoyen une méthode qui puisse être déployée sur différents territoires et à différentes échelles. Ce projet a reçu le soutien de la société privée ASF/VINCI qui a financé le développement et la réalisation d’un banc expérimental pour étalonner la mesure des dépôts de polluants sur les végétaux, et du soutien des communautés territoriales concernées, Toulouse Métropole et Agglomération du Pays de l’Or. BREATHE est un projet hybride qui s’inscrit résolument et modestement à son échelle dans les outils pour relever les défis de la transition écologique et solidaire.

RESTE A CONSTRUIRE UN COLLECTIF CITOYEN POUR MENER LES RECOLTES ETE 2019

L’objectif de ce premier rendez-vous est de construire le collectif de citoyens et de vous expliquer la démarche participative.

Il s’agira dans un premier temps de faire un inventaire des plantes que l’on pourra récolter en s’appuyant sur votre expertise.

 

 

RETOURS SUR L’ECOLE THEMATIQUE CNRS 1-5 JUILLET 2019 – MEZE

RETOUR SUR LE HORS LES MURS 2 JUILLET 2019 19H DEVANT LE CLUB THALASSA MEZE GRATUIT

Dans le cadre de l’école thématique CNRS organisée du 1 au 5 juillet 2019,

Artivistes-atelier a déployé son dispositif hors les murs pour présenter les moyens de mobilisation par l’art et la culture et les outils participatifs de rue, en l’occurrence nos méduses aériennes.

Un franc succès, des rires, des échanges avec les chercheurs et passants sur les usages de l’étang de Thau juste en face.

DES CHERCHEURS SPECIALISTES DES SCIENCES PARTICIPATIVES ET DES PASSANTS MEDUSES

DE LA MUSIQUE DU STREET ART DES OUTILS PARTICIPATIFS DE RUE…

… de la joie, de la bonne humeur, des échanges, une zone de démocratisation des enjeux socioenvironnementaux et surtout d’échanges entre les sciences et la société.
Spéciale dédicace à Jacques et Michelle (Chevalier), nos amis outre atlantique grands spécialistes de la RAP qui nous ont fait l’honneur et le plaisir d’animer notre école thématique.
Merci à Sylvie (Blangy) qui ne compte pas ses heures et garde le sourire en toute circonstance.
Merci à toutes et tous les participants.
Merci à nos artistes qui ont fait le déplacement Tipa Tipa et David.

 

RETOUR SUR L’ATELIER Artivistes-atelier : une ingénierie de la participation au service de l’agir climatique. Mardi 2 juillet 2019 (14h30-17h30)

Présents : 14 participants

Animateurs et porteurs : Davia DOSIAS-PERLA et Lionel SCOTTO d’APPOLONIA (Artivistes atelier)

Mot clef : Climat, RAP and Decision Making : une co-construction de l’action publique.

1. Introduction

1.1. Contexte : double déficit de mobilisation citoyenne et d’efficacité des politiques publiques « Air climat »

Partant d’un constat d’un double déficit d’efficacité des politiques publiques en faveur des enjeux climatiques et de pollutions de l’air, ainsi que celui de mobilisation et l’implication des citoyens dans le processus décisionnel, Artivistes atelier a développé un dispositif innovant en Recherche Action Participative (RAP) et d’aide à la décision publique en faveur de l’agir climatique[1].

Fort de l’expérience du projet RAP « Air Climat Santé Société & Art », financé par l’ADEME (via l’appel à projet national AACT-AIR) et visant à aider à l’action en faveur de l’air l’Agglomération Pays de l’Or nous avons développé un dispositif participatif dont l’objectif est d’être reproductible sur d’autres territoires.

Ce dispositif participatif visant à s’instituer dans la fabrique des politiques publiques intègre une ingénierie de la participation (Dosias-Perla, Scotto d’Apollonia, Blangy, 2019) conçue sur la base d’un diagnostic partagé afin de répondre à l’ensemble des intérêts des acteurs. Le design de cette ingénierie permet de se nourrir de la conflictualité dans une logique d’action. Nous avons en ce sens testé la robustesse dans sa phase d’opérationnalisation à la fois au sein du territoire pilote, d’un territoire comparatif Perpignan Méditerranée Métropole et en accompagnant les Marches nationales pour le climat sur Montpellier tout autant que les mouvements des lycéens. Le constat demeure inchangé, les conditions de mobilisation sont relativement efficaces mais les logiques d’action et d’engagement restent très nettement insuffisantes au regard de l’importance des enjeux.

1.2. Problématique de l’atelier : liens entre l’agir climatique, la RAP et l’aide à la décision publique.

La problématique de l’atelier consistait à questionner en s’appuyant sur les différentes expériences des participants, les liens entre l’agir climatique, la RAP et l’aide à la décision. Grâce à la richesse de l’hétérogénéité des participants et des contextes inhérents aux différents projets menés il s’agissait d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes :

(1) Comment co-construire un protocole de RAP permettant de mettre en œuvre les conditions de réplicabilité permettant de s’adapter aux spécificités des territoires dans des contextes sociopolitiques différents ?

(2) Comment mobiliser le plus largement possible les acteurs d’un territoire de manière durable?

(3) Comment traduire la mobilisation en logiques d’engagement sur le territoire ?

(4) Comment traduire les données citoyennes issues de la RAP dans les documents cadres institutionnels et plans d’actions réglementaires ?

 

1.3. Objectifs de l’atelier participatif

Co-rédaction d’un article ou d’un Varia afin de le proposer dans la revue Participations ;

Co-production d’un protocole détaillé d’un dispositif RAP à l’échelle des territoires dans une logique d’aide à l’action publique sur l’enjeu climat qui prenne en compte les différents niveaux d’avancement des projets et leur degré d’inscription dans la politique territoriale.

1.4. Production finale de l’atelier

Linéaments d’un framapad pour la co-rédaction d’un article.

Analyse des conditions de réplicabilité de l’ingénierie dans les différents contextes de projets RAP de l’atelier.

Modus operandi et mode de contrôle de production de la donnée et de l’opérationnalisation d’un dispositif de « RAP & decision making ».

1.5. Méthodologie de l’atelier

Préambule introductif : 15 MINUTES

Cadre de l’atelier et précision du positionnement Recherche Participation et Action politique.

Précision du déroulé et des objectifs

Séquence 1 : Simulation d’un atelier participatif multi-acteurs au sein d’un projet RAP & Decision making : 1H15

« Du vécu et du discours individuel à la planification de l’action sur le territoire »

Enjeu : co-construction de la donnée à corpus discursifs sur le vécu expérientiel, degré de connaissance, bouquets d’actions, enjeux, feuille de route, conditions de mise en œuvre, acteurs clés, porteurs de projets, ressources et freins à l’action.

Techniques : multiples.

Design élaboré par Davia DOSIAS PERLA.

Séquence 2 : Positionnement des projets et catégories de projets RAP : 20 MINUTES

Techniques : Familles flottantes & Graphe cartésien

Séquence 3 : Comment faire pour traduire les construits dans les projets de chaque participant ? 1H

Enjeu : co-rédaction des linéaments d’un article

Techniques : Rédaction par famille, catégorie de projets (leur état d’avancement)

Toutes les 15 minutes une pause permettra à une sentinelle qui passera dans chaque famille de relever les 3 idées majeures et questions prioritaires et de les mettre à la vue de tous sur le mur central.

Séquence 4 : Mise en commun

1.6. Techniques utilisées pour l’atelier

Familles flottantes – graphe cartésien – Mur de légendes, brise-glace élaboré par Davia Dosias-Perla et Lionel Scotto d’Apollonia – Ingénierie de la Participation élaborée par Davia Dosias-Perla (bouquets d’action, évaluation, planification) – Stakeholder rainbow analysis.

 

2. Déroulement de l’atelier

2.1. Préambule introductif

Nous avons débuté avec une petite « Bulle réflexive » : actuellement contexte de canicule qui est peu propice au travail de groupe la salle est climatisée, ce qui alimente le dérèglement climatique, sujet de l’atelier.

Présentation des objectifs de l’atelier : co-rédaction d’un article, co-rédaction d’un protocole de recherche à partir d’un outil ‘type marguerite’ de la participation mis au point par Davia et Lionel. Les animateurs proposent aux participants d’éprouver cet outil, en fonction des différents projets des participants afin de l’améliorer et le mettre à disposition d’autres projets. Proposition de publier dans la revue Participation ;

Présentation du déroulement de l’atelier : 1h30 de test de l’outil, restitution, puis co-rédaction d’un protocole de recherche.

2.2. Brise-glace :

Exercice 1 « carte du monde » : les participants se positionnent sur la carte du monde virtuelle par rapport à l’endroit d’où ils viennent pour l’Ecole thématique. Après s’être présentés de manière informelle et avoir décidé collégialement où serait le « centre du monde », les participants se positionnent dans l’espace et observe l’hétérogénéité de l’atelier.

Exercice 2 « ligne osmotique » : les participants se positionnent sur la ligne osmotique sciences/sociétés en répondant à la question :

« Où vous situez-vous dans la recherche ? Plutôt science ou plutôt société ? »

 

Puis les binômes se créent selon une consigne visant l’équilibre et l’hétérogénéité. Le participant le plus à l’extrême côté science se mettra avec le participant le plus à l’extrême côté société, et ainsi de suite jusqu’à former huit binômes.

(Un des animateurs et la personne qui prend des notes ne participant pas).


Exercice 3 « T’es qui toi ? » :
les participants s’installent donc en binôme (Exercice 2), face à face, ou côte à côte. L’un présente son projet à son binôme, et l’autre doit faire un croquis de son visage sur un bout de carton. A la fin du temps imparti (environ une minute), le dessinateur écrit au dos du croquis trois mots qui qualifient le projet qui lui a été présenté. Puis, les participants échangent les rôles. A la fin de l’exercice, tous les croquis sont rassemblés sur « le mur des légendes ».

Exercice 4 : Graphe cartésien à positionnement

Distribution de feuilles en papier où les participants inscrivent :

Le nom de leur projet

Abscisses x : Son état d’avancement de -5 à +5 (-5 = en réflexion ; +5 = fini, évalué)

Ordonnées y : L’intégration du projet dans la politique publique du territoire (dans l’intention et l’action de la politique publique), de -5 (pas intégré) à +5 (tout à fait intégré)

Les participants se positionnent sur un axe cartésien tracé au sol en fonction de ces deux variables. Ils y déposent leur carton avec le nom de leur projet et l’évaluation de leur positionnement sur le graphe et expliquent leur positionnement. Quitte à le faire évoluer en fonction des arguments de positionnement des uns et des autres.

 

2.3. Présentation du contexte du projet « Air Climat Santé Société & Art » – cas particulier pour l’atelier participatif

Afin de pouvoir exercer un processus de simulation en conditions réelles, il s’agissait de retranscrire le grain du contexte territorial en considérant une forme d’idéal-type pour le test de l’ingénierie de la participation par les participants

Contexte général du projet RAP « Air climat Santé société & art » :

Le commanditaire du projet est l’ADEME. Le territoire pilote est l’Agglomération du Pays de l’Or dans l’Hérault en phase de diagnostic de son PCET et de réalisation de son PCAET.

Territoire type pour le test avec les participants :

Nous avons choisi une commune rurale d’environ 2000 habitants appartenant à l’Agglomération pays de l’or. Cette commune se situe à 20km entre Montpellier et Nîmes.

Elle est exposée aux rejets de l’usine de valorisation des déchets OCREAL à 3km. Cette usine est sur la commune de Lunel-Vieil qui dépend de la Communauté de commune de Lunel vieil.

La commune Valergues développe une offre importante d’arboriculture et de viticulture.

Les enjeux de mobilités sont importants sur cette commune qui bénéficie d’une gare reliant à Montpellier et Nîmes faiblement utilisée, expliquant l’engorgement important des axes routiers secondaires.

Enfin, les enjeux d’urbanisme et d’habitat sont majeurs sur cette commune type de l’Agglomération Pays de l’Or avec le développement des Zones d’Activités Mixtes et de nouveaux éco-quartiers réinterrogeant les problématiques de déplacements dans le cœur de ville et avec les communes voisines ainsi que les problématiques de reverdissement vs bétonisation.

 

Contexte sociopolitique :

L’équipe élue majoritaire est de droite (LR voire divers droite) comme le Président d’Agglomération. Les opposants sont présents dans les ateliers. Le Maire est présent dans les ateliers mais demeure absent dans les commissions d’élus sur le PCAET.

 

Politiques publiques reliées/ concernées :

Les enjeux du PCAET sont imbriqués dans un étau administratif et de cohérence des stratégies territoriales et des documents cadres avec des enjeux d’échelles d’application et de compétences territoriales.

Au niveau national la Loi Mobilité notamment est concernée par les enjeux de mobilités douces/vertes.

A l’échelle Régionale le SRADETT et à l’échelle intercommunale le PPA sont les documents de références et de planification d’actions.

A l’échelle locale, la commune type a décidé de mettre en place son Plan de Déplacement Doux compte tenu du fait qu’elle a gardé les compétences voirie et circulation. Elle questionne également son PLU notamment au travers de la stratégie inter SCoT et du PLUi de l’Agglomération de l’Or.

 

Acteurs présents aux ateliers : élus majoritaires, maire, élus opposants, association des jardins familiaux, association de pétanque, association de football, association des parents d’élèves, professions libérales, socioprofessionnels (restaurateurs, agriculteurs, vignerons, arboriculteurs), parents d’élèves, directeur de l’établissement scolaire.

 

Enjeux prioritaires identifiés par les habitants et élus depuis la rue et dans l’atelier : mobilités, déchets, végétalisation, agriculture.

 

Actions existantes ou arbitrées en 2019 sur la commune type : piste verte pour piétons, projet de ZAC, jardins familiaux, passerelles vélos entre future ZAC et centre-ville, ramassages des déchets sauvages (journées balisées).

Composts collectifs et plan de déplacement doux (PDD) en cours

 

2.4. Test de l’ingénierie de la participation avec jeux de rôle

L’objectif est triple :

co-construire des objectifs de politiques publiques, en fonction du contexte exposé comme s’ils étaient les citoyens du territoire,

tester et éprouver l’ingénierie de la participation renommée l’outil « marguerite d’Artivistes »,

identifier les conditions et critères de réplicabilité de l’ingénierie dans les projets de recherche action participative des participants à l’atelier.

 

Cadrage initial :

Dans le processus classique de l’ingénierie de la participation, les enjeux émanent de l’étape de mobilisation citoyenne et artistique dans la rue en amont des ateliers (cf. Compte-rendu du dispositif de rue Artivistes) et sont ensuite soumis à un vote de priorisation en fonction de critères co-construits avec les participants en atelier participatif. Enfin, les objectifs sont co-construits en atelier directement avec les participants.

 

Pour l’exercice, les enjeux et les objectifs reliés ont été pré-inscrits sur les supports de travail à partir de résultats de la commune-test. L’un des groupes travaille sur le thème de la mobilité et l’autre sur les déchets.

 

Enjeux Objectifs
Mobilités Développer les aménagements pour piétons et vélos en centre-ville et avec les communes voisines
Déchets A définir

 

Dans le processus classique des ateliers participatifs du projet « Air Climat Santé Société & art » nous observons une hétérogénéité des catégories d’acteurs, des genres et des tranches d’âge.

 

Catégories d’acteurs Habitants non investis dans des associations ou dans partis politiques Associatif (membre, président(e)) Elu majoritaire (maire) Conseillers municipaux (opposants et majoritaires) Agents techniques des institutions locales Professions libérales Agriculteurs, arboriculteurs, viticulteurs, maraichers

 

 

Design général de l’ingénierie de la participation Artivistes-atelier

Le design de l’ingénierie de la participation est conçu comme un outil pour décider ensemble et s’intègre dans le dispositif RAP. Cette ingénierie représente un outillage analytique de Recherche au service de l’Action et de la Participation. Nous exposons ci-dessous les différentes phases de cette ingénierie (Dosias-Perla, Scotto d’Apollonia, Blangy, 2019, p. 13) sur laquelle s’est appuyé l’exercice de simulation dans le cadre de l’école thématique CNRS.

La phase de diagnostic a permis de concevoir un design d’atelier participatif, une ingénierie de la participation permettant une co-construction de la politique publique tout en créant les conditions d’intégration des citoyens évitant les écueils du « participationnisme » (Aldrin, Hubé, 2016). Le diagnostic partagé a permis de créer un cadre référentiel commun notamment sur les enjeux de la participation, la place des chercheurs du projet et de la structure Artivistes, le rôle des acteurs locaux et des institutions dans la démarche générale. Ces aspects co-construits permettent de proposer une ingénierie de la participation avec un potentiel évolutif et adaptatif à chaque territoire.

L’ingénierie de la participation s’avère un outil pour décider ensemble efficace en vue d’une action environnementale. Elle permet de :

(i) co-construire des objectifs du territoire pilote sur la base des perceptions des enjeux ;

(ii) établir avec les acteurs l’état des lieux des actions et des projets existants ;

(iii) évaluer de manière démocratique et sur la base de critères co-construits l’efficacité des actions en cours ou passées ;

(iv) co-construire un plan d’actions intégrant les indicateurs d’efficacité ;

(v) programmer les actions en identifiant les acteurs clés et porteurs d’un plan d’actions à l’échelle communale et intercommunale avec des indicateurs de suivi et d’efficacité́ des actions dans le temps comme indiqué via les différentes étapes de l’Ingénierie.

Idéalement, l’ingénierie de la participation s’applique à des échelles micro-locales et bénéficie du dispositif de mobilisation artistique de rue Artivistes en amont des ateliers participatif en vue de potentialiser les effets de l’ingénierie. Pour autant, elle peut se décliner à différentes échelles administratives (municipalité, collectivité territoriale) et dans des contextes sociaux très différents indépendamment de la mobilisation citoyenne en amont (comme par exemple sur la commune de Lansargues, la mobilisation a été annulée pour raison d’intempéries importantes)[2].

Le design de l’ingénierie est découpé en trois étapes :

 

ETAPE 1 : Co-construction des bouquets d’actions (voir figure 1).

Les participants co-construisent des bouquets d’actions existantes ou non en évaluant leur efficacité sur une échelle de 0 (inefficace) à 5 (efficacité maximale) au moment de l’atelier et sur une échelle de temps dont ils déterminent la pertinence. Les échanges permettent de faire émerger les premiers freins et leviers à l’action. Un second atelier permet d’approfondir ces résultats dans une logique de planification.

Cette étape est le cœur de l’ingénierie, elle peut se décomposer en deux ateliers participatifs complémentaires. Le design du premier atelier central se décompose en huit étapes (voir schéma ci-dessous). Ces étapes permettent de co-construire les linéaments d’une politique publique : de l’identification d’actions à leur mise en œuvre en passant par l’évaluation de leur efficacité. Ce design est conçu pour permettre l’expression du dissensus et de réguler la conflictualité de manière positive, c’est à dire de laisser la place au débat et aux controverses en privilégiant la logique d’action. Sur le plan ontologique, les acteurs sont d’accord pour débattre de solutions à co-construire tout en acceptant les oppositions sur le plan axiologiques intégrant les aspects politiques, les normes et les valeurs tout en mobilisant un métissage des expertises celles des chercheurs présents et celles expérientielles des autres acteurs.

Sur le plan de la recherche il s’agit de construire des données de deux types : les productions écrites des participants et l’enregistrement des débats de chaque lors de l’atelier et idéalement doublé avec de la vidéo. De plus un observateur dédié par table de travail note sur son cahier toute une somme d’informations : les postures, l’usage des téléphones, les discours, le temps de prise de parole, etc. Lors des échanges informels autour des tables émergent les critères d’efficacité et les représentations d’efficacité des actions permettant d’atteindre l’objectif central. L’évaluation partagée est le socle de la planification des actions et préfigure l’étape 2.

 

Figure 1 Phase 1 de l’Ingénierie de la Participation pour l’élaboration des PCAET créée et développée par Davia Dosias Perla

 

DESIGN ETAPE 1 OBJECTIFS – DEROULE
Présentation Temps de cadrage et présentation des objectifs de l’atelier et du déroulé. Parfois l’exercice se fait avec la prise de parole d’experts, chercheurs, ou élus.
CHOIX DES ENJEUX A L’ECHELLE DE LA COMMUNE Les participants se lèvent et créent des familles d’enjeux qu’ils souhaitent traiter et se réunissent par table en présence d’un facilitateur Artivistes.

 

CO-CONSTRUCTION DES OBJECTIFS Autour de chaque table, les participants débattent librement et s’accordent sur un objectif à atteindre (les autres objectifs sont inscrits sur le bas de la feuille et pourront être traités ultérieurement. L’objectif est inscrit au centre du support.
CO-CONSTRUCTION DES ACTIONS Les participants débattent des actions à mettre en place ou à renforcer pour atteindre l’objectif. Ils tracent un rayon et écrive au bout du rayon l’action.
EVALUATION DES ACTIONS ET CRITERES DE SYIIVI

 

Les participants tracent sur chaque rayon une graduation de 0 à 5 correspondant et évaluent et indiquent l’efficacité de l’action à T0 (c’est-à-dire au moment de l’atelier) et suivant l’échelle de temps pertinente (par exemple T+1 = 1 an, T+5 = 5 ans) le niveau d’efficacité qui pourraient être atteint.
IDENTIFICATION DES ACTEURS CLES Les échanges ébauchent les prémisses de l’identification des acteurs intervenant dans la mise en œuvre et la réalisation de l ‘action. identification des délégations administratives.
CAROUSSEL

 

Les participants sont invités ensuite à tourner de table. Le facilitateur synthétise le travail effectué. Les participants peuvent amender, corriger ou ajouter des actions suivant le protocole défini précédemment. A intervalle de temps de plus en plus réduit l’ensemble des participants interviennent ainsi sur chaque enjeu.
SYNTHESE En plénière, un participant par enjeu synthétise le travail qui est librement commenté.

 

ETAPE 2 : Indentification pondérée des acteurs clés et co-construction d’indicateurs de suivi et d’efficacité des actions (cf. figure 2).

Cette deuxième étape permet d’identifier les acteurs clés et de leur positionnement dans la planification et la conduite de l’action. Le design de cette étape s’appuie sur un travail de recherche préalable (Dosias Perla et al., 2018).

Cette étape permet de créer les linéaments pour la traduction des bouquets d’actions citoyennes en plans d’actions publics aux échelles de la municipalité et de la collectivité territoriale. Ce travail est possible en suivant les étapes clés de cette deuxième étape et notamment en identifiant les différentes délégations de gestion, de contrôle, de suivi et de réalisation des actions.

 

 

Pour ce faire les participants suivent le design ci-dessous :

Design de l’étape 2 Objectif – déroulé
Synthèse de l’atelier 1 Amendements par les participants
Identification des acteurs clés par familles d’enjeu Identification de porteurs ou partenariats potentiels et analyse de leur degré d’influence sur l’action et des effets de l’action sur ces acteurs et l’institution.

Planification de la mise en œuvre des actions prioritaires et identification des indicateurs de suivi pour l’efficacité des actions.

Analyse des acteurs clés : stakeholder rainbow analysis
Identification des ressources et freins à l’action
Identification des indicateurs Co-construction des indicateurs permettant de déterminer l’efficacité des actions.
Mise en commun Stratégie partagée et validée par les participants. Suites à donner (traduction).

ETAPE 3 : Traduction dans les documents cadres

Cette étape consiste à traduire les actions en fonction des délégations de compétences et de services en regard des orientations stratégiques des communes et de la collectivité (échelle locale avec PLU, Plan de Déplacement ou de Mobilité, Stratégie Agenda 21 et au niveau du PCAET).

Sur le plan de la recherche, les débats portant sur la planification et l’efficacité des actions aux échelles locales permet d’interroger toute la complexité du millefeuille institutionnel. En effet, les différentes échelles de délégation émergent lors du processus propre à l’ingénierie et rendent compte de la complexité des logiques d’actions inhérentes à nos institutions.

Design de l’atelier de simulation de l’ingénierie :

 

 

Contexte réel de la commune-test :

A l’heure de l’atelier aucune infrastructure ou aménagement n’existe. Un projet de ZAC (Zone d’Activité Commerciale) va impacter les usages de transports et les décisions d’aménagement et les plans de circulation.

Enjeu de l’ingénierie dans ce cas de figure :

Les citoyens et les élus doivent co-construire un diagnostic partagé sur la base d’un état de l’existant (limites et apports).

Discussions autour de l’objectif pour faire un plan d’action :

Test de l’ingénierie et échanges avec l’animateur. Puis, à la fin du temps imparti, ils changent de table (et donc de thème), la personne ressource reste à la même table.

Les participants déroulent les différentes étapes en se répartissant suivant deux tables de travail sur lequel les enjeux sont déjà fixés « Mobilités » ou « Déchets ».

Les participants sont invités à prendre le rôle des acteurs qui participent à l’atelier. Sur la base de la première étape de l’ingénierie (voir figure page suivante) de la participation Artivistes-atelier, (qui se découpe elle-même en 8 étapes), les participants sont amenés à jouer les rôles des différents acteurs. Ils ont ainsi fixé un objectif et débattu des actions en évaluant l’efficacité au moment du débat et en projetant sur l’échelle de temps qu’ils estiment pertinentes l’efficacité de l’action. Les débats permettent de faire émerger les freins à la mise en place de l’action (en rouge) ainsi que les leviers (en bleu).

 

Enjeu : Mobilités. Objectif co-construit par les citoyens en atelier du projet ACS&ART « développer les aménagements pour piétons et vélos en contre ville et dans les communes voisines »

 2.5. Analyse et retours réflexifs sur l’ingénierie testée (étape 5)

Il s’agissait de faire un retour critique et réflexif sur l’ingénierie sur la base de son adaptabilité aux différents projets portés par les participants. Nous avons opté pour l’anonymat des personnes dans les retours d’expérience.

 

L’ingénierie conviendrait-elle à mon projet ? Et pour quelles raisons ?

Serait-il possible de répliquer l’ingénierie pour co-construire des protocoles de recherche qui l’intègrent et qui pourraient s’adapter aux contextes des différents projets dans un temps long ou court ?

 

L’outil ne conviendrait pas car :

(1) L’objectif visé pour un des porteurs de projet n’est pas le même et se limite aux aspects collaboration du R de la Recherche mais sans inscription dans le A de l’action.

=> limite des projets non inscrits en RAP.

(2) Il est non adapté pour les projets utilisant une plateforme ludique virtuelle et du marketing pour mobiliser les citoyens à une large échelle ça ne conviendrait pas. De plus, leur plateforme ne vise pas à s’ancrer à l’échelle d’un territoire mais à se propager à l’échelle globale.

(3) Il n’est pas adapté au projet ne faisant ni appel au collectif ni aux politiques publiques.

(4) Le contexte de son projet est trop différent car dans un pays du « Sud », où il y a beaucoup de facteurs autres et importants à prendre en compte : l’ethno-religion, le symbole, et cet outil est adapté et centré sur des contextes occidentaux.

 

Þ Dans le cadre de cet atelier les limites de l’outil sont inhérentes à la nature des autres projets parce qu’ils ne visent pas à la fois à s’inscrire dans une logique RAP et de décision politique. Les conditions d’applicabilité et de reproductibilité impliquent de développer le projet dans un contexte occidental et dans un processus d’institutionnalisation afin d’avoir une volonté d’ancrage fort dans les politiques publiques.

 

L’outil conviendrait car :

(1) Parce qu’il a une capacité à développer à la fois les trois composantes de la RAP, la Recherche, l’Action et la Participation.

(2) Il est particulièrement pertinent par sa capacité à permettre une jauge importante de participant facilement à la fois pour la Recherche et pour l’Action simultanément.

(3) L’ingénierie permet de réguler la conflictualité et de mettre l’ensemble des personnes autour de la table.

(4) L’outil stimule la créativité et permet une véritable co-construction. Ce design peut permettre de développer une phase de conception du projet afin de s’accorder entre participants et pour identifier en amont les critères visant à évaluer la réussite d’un projet (outil transposable aussi pour évaluer les objectifs)

(5) L’outil permet un montage efficace du projet.

(6) Il permet de réguler convenablement les asymétries de pouvoir.

(7) Sur le plan visuel il permet d’éclaircir des objectifs communs et le format de l’outil (sur fond noir) est classe. Ce pourrait être un outil intéressant pour clarifier sous forme de représentation graphique les leviers, freins et intérêts.

Þ De manière générale, l’ingénierie de la participation est reconnue pertinent à intégrer dans un dispositif de recherche visant à l’action en tenant compte des expertises individuelles et expérientielles. Cet outil de recherche est jugé pertinent par sa capacité d’adaptation aux contextes, aux enjeux et aux publics. Le rôle et la posture de la personne ressource est important. Aussi un besoin de formation par le projet est nécessaire.

2.6.  Proposition d’un plan pour l’article par les animateurs :

Le retour critique « pépites et râteaux » a permis d’ouvrir la discussion sur les éléments nécessaires à la co-rédaction d’un article sur la base de cet atelier. Il apparait nécessaire de faire un premier travail théorique afin de partager des articles scientifiques en commun. Bien que la majorité des participants aient déjà une certaine expérience dans la RAP, les projets, les approches théoriques et méthodologiques restent hétérogènes. Cela met en évidence un peu plus l’absence de cadre commun de référence qui illustre la diversité des pratiques mais tout autant un manque de structuration épistémologique du champ.

Les débats se sont alors orientés vers les conditions de mise en place, de (re)contextualisation et structuration en amont des projets afin de pouvoir intégrer ce type d’ingénierie. Ce dispositif RAP permet de développer une démarche d’approche compréhensive qui prend en compte l’expertise technique et l’expertise citoyenne, cependant l’aspect techniciste limite son applicabilité à la volonté de jouer le jeu de l’institutionnalisation ce qui n’est pas sans représenter des risques. De plus tous les participants ne partagent pas que le fait de prendre en compte tous les avis potentialisent de l’action et considèrent que l’expertise scientifique peut prévaloir dans certains cas.

Inversement d’autres participants n’ont pas une volonté d’instituer leur projet, préférant un modèle militant considérant que le rapport de force pour faire bouger les lignes plus efficacement. Cette question mérite un débat très large, le mouvement des gilets jaunes et la convention citoyenne pour le climat qui a suivi à l’automne 2019 met un peu plus en lumière la nécessité de questionner en profondeur les évolutions des modalités de régulation des prises de décisions politiques encore fortement ancrées dans un modèle représentatif qui atteint ses limites. Cependant comme ne pas tomber dans le biais de la conférence citoyenne, mainte fois mis en avant dans de nombreux travaux critiques. Un participant met en perspective les potentiels effets positifs de la digitalisation comme outil démocratique et ouvre le débat sur la place et le rôle des Civic Tech.

 2.7. Bilan :

L’objectif initial de l’atelier a été modifié en raison d’une très grande hétérogénéité des projets. Si globalement, le test de simulation permet de confirmer la robustesse de l’ingénierie et sa pertinence dans le cadre du projet Artivistes-atelier, il met tout autant au jour les limites de son champ d’application sur le plan de l’action. En effet, les logiques d’engagement et de volonté d’action visant une institutionnalisation du dispositif RAP ne vont pas de soi. De plus sur le plan de Recherche, les résultats de cet atelier soulignent un peu plus fortement le fait que les sciences humaines et sociales en encore plus la RAP ont du mal à poser leurs critères de scientificité. L’ambition est de faire valoir la RAP dans le champ scientifique demande aux acteurs pratiquant la RAP un effort critique et réflexif en interne. Ce type d’ingénierie apparait comme un outillage analytique heuristiquement fécond à la fois sur le plan de la Recherche de l’Action et de la Participation et permet de nourrir le débat sur la RAP du futur. Elle permet de sortir de la logique du tool kit et de s’inscrire pleinement dans une perspective de Recherche tout en potentialisant les aspects Action et Participation. La délimitation de son champ d’applicabilité et de réplicabilité permet d’offrir une base comparative de construction des données suffisamment homogène pour nourrir l’analyse de la fabrique participative des politiques publiques sur les enjeux climatiques.

[1] Nous définissons l’agir climatique comme une déclinaison de l’agir environnemental (Bertrand, 2012 ; Larrère, Larrère, 2015), c’est-à-dire un agir politique qui se distingue de l’agir technique en prenant en compte à la fois la fabrique et le pilotage des politiques publiques.

 

[2]Cette ingénierie avec la phase de mobilisation en amont a été transposée dans le cadre de l’accompagnement des marches pour le climat et des débats lycéens et du mouvement Youth for Climate et permis de développer au printemps 2019 un dispositif éducatif Artivistes qui sera pilote à l’échelle de l’Académie Occitanie (2019-2020).

 

POUR RAPPEL: LA RECHERCHE ACTION PARTICIPATIVE AU COEUR DES  SCIENCES EN SOCIÉTÉ:  BILAN – ENJEUX – PERSPECTIVES

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue de l’école thématique « recherche action participative », AU COEUR DES SCIENCES EN SOCIÉETÉ. BILAN – ENJEUX – qui se tiendra du 1 au 5 juillet 2019 à Mèze au bord de l’étang de Thau dans le village Village Club Thalassa.

L’école thématique 2019 se déclinera en deux temps : 1 ou 2 jours de formation à la RAP suivi de 4 jours d’ateliers en co-production en mode RAP.

Les pré-inscriptions sont ouvertes jusqu’au 17 mai 2019 sur le lien suivant : https://ecolethematique.sciencesconf.org/registration/index selon les modalités précisées sur la page de cet événement.

Dans le formulaire d’inscription merci de préciser si vous souhaitez proposer une offre de formation le lundi et l’animation d’un atelier en coproduction du mardi au vendredi.

Les candidatures seront examinées par un comité de sélection. Les animateurs des ateliers sélectionnés seront accompagnés dans le design et l’animation de leur atelier. L’offre d’atelier sera retenue si le nombre de participants est suffisant.

Le planning définitif de cet événement qui a reçu le soutien du CNRS sera en ligne sur le site de sciencesconf dès que nous aurons sélectionné les ateliers en co-production.

Au plaisir de vous rencontrer

Comment développer une ingénierie et une science de la participation?

 Objectifs : Cette nouvelle école thématique 2019 sera orientée vers la co-construction, le réseautage et l’approfondissement des moyens habiles de la RAP. Elle permettra également de proposer des temps de partage et de travail collectif autour de projets de recherche en cours, de mener à bien des ateliers de co-production et de design d’événements tout en créant de nouvelles alliances. Il s’agit donc de renforcer la communauté de la RAP et des sciences citoyennes au niveau national tout en mettant en réseau des acteurs expérimentés en vue d’apprendre et de collaborer dans une synergie multipartite.

Contexte : L’école thématique 2019 fait suite à celle de 2016. En 2016 nous avons réuni 50 personnes dont 13 doctorants sur 5 jours. L’école a été animée tout le long par Jacques Chevalier qui nous a apporté un cadre et des fondements théoriques, puis guidé dans des ateliers parallèles et accompagné dans une réflexion sur la RAP du futur. L’école a permis de faire avancer et de consolider les pratiques liées à la RAP (Recherche Action Participative) en France, en rassemblant et en fédérant des chercheurs et acteurs clés ayant de l’expérience dans ce domaine. Le format proposé se voulait innovant par rapport aux formations « classiques ».

Nous avons donné la priorité au partage et à l’échange et aux ateliers de travail en groupe. Nous avons focalisé notre réflexion à partir des projets de chaque participant et de leurs interactions en utilisant les techniques de la RAP. Cherchant à proposer une démarche résolument participative et à s’extraire de l’exposé des savoirs de chacun, il s’agissait ainsi de partager nos acquis et de mettre en débat les difficultés rencontrées et les limites identifiées.

Un documentaire de 8 mn a été produit par Pascaline Bourgain

Voici le lien sur Youtube.

Lieu:

Village Club Thalassa – 13 Rue Méditerranée – 34140 Mèze (étang de Thau) Au bord de l’étang de Thau

Coût: Ecole thématique

Etudiants (Doctorants):   250€ TTC – Associations: 450€ TTC – Chercheurs extérieurs: 900€ TTC – Formation professionnelle: 1200€ TTC

Coût: Formation RAP optionnelle

Participants (tarif unique) :   100€ TTC

Durée: 5 jours

L’inscription à l’école thématique correspond à un engagement de 5 jours répartis en deux temps, soit 1 jour de formation suivi de 4 jours de co-production.

 Sélection:

Le nombre de places est limité à 50, Les participants seront sélectionnés en fonction des renseignements portés sur la fiche de pré-inscription et les réponses à l’appel à projet en lien avec les ateliers de co-formation et ceux de co-construction.

Contacts:

Sylvie Blangy : sylvie.blangy@cefe.cnrs.fr

ecolethematiquerap@gmail.com

CONTENU

L’école thématique 2019 se déclinera en deux temps : 1 jour de formation à la RAP suivi de 4 jours de co-production et d’ateliers.

I-Formation (de 1 à 2 jours) :

Jacques Chevalier et Michelle Bourassa animeront la journée de formation avancée du lundi (obligatoire) et nous proposent une journée introductive optionnelle à la RAP le dimanche avant le démarrage de l’Ecole thématique pour ceux qui souhaitent se mettre à niveau.

Dans un deuxième temps, du mardi au vendredi, des ateliers seront proposés autour des problématiques identifiées précédemment dans l’appel à projet.

II-Ateliers en co-production (4 jours) :

Les candidats soumettent un projet qui sera examiné par un comité de sélection. Les animateurs des ateliers sélectionnés seront accompagnés dans le design et l’animation de leur atelier. Une liste des thèmes possibles est proposée ci-dessous

Ateliers de co-productions possibles :

  • Design d’événements à venir et combo de techniques
  • Création et test de dispositifs stables
  • Développement d’un réseau et d’ententes de collaboration
  • Conception ou évaluation de programmes de sciences citoyennes
  • Création de plateforme numérique de recherche en ligne
  • Résolution de problèmes (trouble shooting, en contexte)
  • Montage et ingénierie de projet en vue d’une demande de subvention
  • Analyse de pratiques (aspects cliniques de la RAP)
  • Co écriture dans le but de diffusion (poster, mémoire, thèse, article, livre)
  • Conception d’un enseignement (universitaire, secondaire) en mode RAP

Page web de l’école Thématique : http://websie.cefe.cnrs.fr/gdrparcs/?p=110

 

Manifeste : Notre société est confrontée aujourd’hui à des crises majeures (changement climatique, perte de la biodiversité, crise économique, épidémies, …) dont la résolution nécessitera l’implication pleine et entière des citoyens. L’engagement aux côtés de chercheurs pour réfléchir ensemble aux questions sociétales et imaginer des solutions est la clé pour devenir acteur des décisions prises et ainsi passer à l’action.           Dans ce contexte, une nouvelle éthique des relations entre Science et Société se dessine, et les nombreux qualificatifs qui peuvent être regroupés sous l’expression « Sciences Participatives » prennent tout leur sens : il ne s’agit plus d’extraire les observations ou connaissances du citoyen afin d’alimenter la base de données du chercheur, mais bien de co-construire avec le citoyen des projets de recherche adaptés dont le déroulé sera caractérisé par une collaboration permanente aboutissant à une meilleure compréhension des phénomènes et à l’élaboration conjointe de solutions, condition pour une acceptation sociétale efficace. GDR PARCS

Modalités d’inscription :

Les pré-inscriptions se font en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://ecolethematique.sciencesconf.org/registration/index

La date limite de pré-inscription est fixée au 30/04/2019

En cas d’annulation moins de 10 jours avant le début de l’école thématique, l’intégralité du montant de l’inscription ne sera pas remboursée. Les inscriptions et règlements se feront une fois les candidatures acceptées, par le biais du site Sciencesconf et de ColloqueAzur. Nous vous informerons de la procédure à suivre par mail.

Comité scientifique :

Sylvie Blangy- Bertrand Bocquet – Michelle Bourassa – Jacques Chevalier – Isabelle Chuine – Davia Dosias-Perla –   Jean- Michel Fourniau- Xavier Hulovens- Jean-Marc Lange- Christian Michelot – Pascal Monestiez – Véronique Planchot – Christian Reynaud – Christophe Roturier – Lionel Scotto d’Apollonia –Delphine Sicard-

Comité d’organisation :

Clément Barniaudy – Sylvie Blangy- Bertrand Bocquet – Michelle Bourassa – Jacques Chevalier- Gaëlle Darmon – Simon De Muynck -Paula Dias – Davia Dosias-Perla –   Martine Legris – Pascal Monestiez –  Véronique Planchot- Christian Reynaud – Lionel Scotto d’Apollonia – Delphine Sicard- Emmanuelle Sultan – Etienne Toffin – Frédéric Torterat –

Les outils et méthodes pour mener de tels projets existent et ont démontré leur efficacité. Ils sont réunis sous le nom de « Recherche Action Participation« , ou « RAP« , que l’on pourrait aussi appeler sciences citoyennes engagées. L’expression « Recherche-Action Participative » nous semble la plus adaptée pour désigner l’ensemble des dispositifs concernés, puisqu’elle admet toutes les variations dans les trois dimensions caractéristiques de ces approches (production de connaissance par la RECHERCHE, application à des problématique concrètes dans l’ACTION, et implication des citoyens à travers leur PARTICIPATION à toutes les étapes).

SEMINAIRE: DE LA DEMOCRATISATION DES POLITIQUES PUBLIQUES Air Climat Santé 4 et 5 juin 2019

DE LA DEMOCRATISATION DES POLITIQUES PUBLIQUES sur les enjeux Air Climat Santé :

Retours d’expériences et réflexions croisées sur la transformation de gouvernance et le processus participatif de la décision publique.

PROGRAMME

Mardi 4 juin 2019

18h00 : Brasserie Le Dôme, 2 av. Clémenceau Montpellier

« Des freins à l’action : des alertes à couper le souffle. Le citoyen, le climat et la qualité de l’air »

Autour de Francis Chateauraynaud (GSPR – EHESS) en présence des chercheurs Pierre Camps (Géosciences Mtp) et Davia Dosias-Perla (ARTDev) et de politiques : Jean-Louis Roumegas (ancien député, rapporteur de la loi sur la qualité de l’air) animé par Lionel Scotto d’Apollonia (Artivistes, GDR PARCS, LIRDEF)

20h00 : Concert LEILA NEIGRAU en duo avec OLIVIER ROMAN GARCIA

Mercredi 5 juin 2018 (MSH SUD)

9H Ouverture présentation par Lionel Scotto d’Apollonia

9H15 : « État des lieux politiques publiques sur l’air en France : citoyens, experts et politiques efficaces » Florian Charvolin.

Table Ronde 1 : Vers une gouvernance citoyenne de la qualité de l’air ?

10H00 : Présentation de l’état d’avancement du projet ACS&ART et cadrage technique par Davia Dosias-Perla (UMR ART Dev / GDR PARCS) et Lionel Scotto d’Apollonia (Artivistes-atelier, GDR PARCS, LIRDEF).

10H20 : Biosurveillance de la qualité de l’air en lien avec le projet ACS&ART par Pierre Camps (UMR GM) et Lionel Scotto d’Apollonia (Artivistes-atelier, GDR PARCS, LIRDEF).

Discutant : Florian Charvolin

Pause

11H15 Table Ronde 2 : Co-construction des indicateurs d’efficacité : enfumage ou avancée démocratique ?

Cadrage sur les indicateurs – Cyrille Ferraton (UMR 5281 ART-Dev)

11H30 : Exemple de projets de recherche sur des indicateurs participatifs environnementaux / Evaluation des politiques publiques de développement durable et l’évaluation participative (Émeline Hassenforder IRSTEA)

Discutant : Philippe Zittoun

Repas

Table Ronde 3 : L’action en faveur de la qualité de l’air est-elle possible ?

14H : Titre (Francis Chateauraynaud, GSPR EHESS)

Table Ronde 3 : L’action en faveur de la qualité de l’air est-elle possible ?

14H : Face aux effets d’inertie, quelles prises collectives pour les porteurs de cause ? Sociologie pragmatique et théories des systèmes (Francis Chateauraynaud, GSPR EHESS)

Discutant : Lionel Scotto d’Apollonia

15H00 : Atelier participatif multi-acteur : Enfin une solution pour passer à l’action ? Avantages et limites de l’ingénierie de la participation pour intégrer des bouquets d’actions dans les PCAET et bilan de la journée.

 

Dossier thématique sous la direction de :

  • Lionel SCOTTO D’APOLLONIA
  • Davia DOSIAS PERLA
  • Cyrille FERRATON

 

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

Blondiaux, L. et Fourniau, J-M. 2011 – « Un bilan des recherches sur la participation du public en démocratie : beaucoup de bruit pour rien ? », dans Participations, Vol 1, p. 8-35.

Charvolin, F. et al. 2015 – Un air familier. Socio histoire des pollutions atmosphériques. Paris : Les Mines, Paristech.

Chateauraynaud, F., Debaz, J. 2013 – De la métrologie en démocratie. La nouvelle vague des capteurs-citoyens, chapitre du rapport GSPR/ANSES, publié dans Socio-Informatique et Argumentation, 30 septembre.

Chevalier, D. et al. 2007 – La dialectique de la mobilisation et de l’injonction dans la « petite fabrique locale » du développement urbain durable, Urbia.

Dosias-Perla, D. et al. 2018 – « La fabrique participative de la qualité de l’air: Atelier Artivistes » dans ISTE Editions.

Hezri, A. et Hasan, M-N. 2004 – « Management framework for sustainable development indicators in the State of Selangor, Malaysia », dans Ecological Indicators 4, 287-304.

Jacob, S. 2005 – Institutionnaliser l’évaluation des politiques publiques. Étude comparée des dispositifs en Belgique, en France, en Suisse et aux Pays-Bas. Presses interuniversitaires européennes, 271p.

Lascoumes, P. et al. 2014 – Le développement durable. Une nouvelle affaire d’État. Paris : PUF.

Massard-Guilbaud, G. 2010 – Histoire de la pollution industrielle : France, 1789-1914. Paris : Éditions de l’EHESS. Mermet et al. 2005 – « L’analyse de la gestion environnementale : un cadre théorique pour penser l’efficacité en matière d’environnement », dans Natures Sciences Sociétés, Vol. 13, no. 2, pp. 127-137. Salles, D. 2006 – Les défis de l’environnement. Démocratie et efficacité.  Paris, Syllepses.

Scotto d’Apollonia, L. et al. 2019 – De la biosurveillance participative de la qualité de l’air, Revue Technique de l’ingénieur.

Zarka, Y-C. 2009 – « L’évaluation : un pouvoir supposé savoir », dans Cités, Vol. 1, no 37, pp 113-123. Zittoun, P. 2009 – Des indicateurs pour gouverner : boussoles ou miroirs déformants, Paris : collection Recherche du PUCA, n°196.

 

 

Résumés

État des lieux politiques publiques sur l’air en France : citoyens, experts et politiques efficace

Florian Charvolin (CNRS, Centre Max Weber)

La pollution atmosphérique n’a pas été conçue, mesurée et réglementée de manière uniforme au cours des cent dernières années en France. D’une mesure frustre et centrée sur les fumées et les odeurs sortant des cheminées, documentable par tout un chacun, elle a évolué en même temps que les sources de pollution vers un élément imperceptible, diffus, uniquement mesurable par un appareillage de plus en plus technique, et par un maillage de surveillance du territoire national. La communication retrace cette évolution de la technicisation de la mesure et de la régulation, qui aboutit paradoxalement dans les années récentes à une individualisation de la connaissance de l’exposition à la pollution de l’air, potentiel préalable d’un retour de la population à la maîtrise de son environnement proche.

 

Présentation de l’état d’avancement du projet ACS&ART et cadrage technique

Davia Dosias-Perla (UMR ART Dev) et Lionel Scotto d’Apollonia (Artivistes-atelier, GDR PARCS, LIRDEF)

Le document cadre publié en avril 2019 émanant de l’évaluation de l’action citoyenne dans la transition écologique et solidaire vers des modes de vie plus durables souligne le rôle des institutions vis-à-vis des initiatives citoyennes. En effet, ces démarches nécessitent de mobiliser l’intelligence collective et d’expérimenter sans créer d’inégalités, en prenant en compte des asymétries de pouvoir. Nous allons présenter les premiers résultats du projet Air Climat Santé Société & Art en Recherche Action Participative s’inscrivant dans ce mouvement de démocratisation des enjeux sociaux environnementaux. Ce projet vise à aider et accompagner la construction du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) du territoire pilote et partenaire de l’Agglomération du pays de l’Or afin de répondre au double déficit de prise en compte efficace de l’air dans les politiques publiques et de déficit d’implication des citoyens dans le processus de décision. Nous présenterons les modalités de co-construction de l’ingénierie de la participation élaborée, le dispositif test et la démarche méthodologique inhérente à son élaboration. Cette ingénierie de la participation apporte des éléments concrets de réponse ouvrant des perspectives de réplications à l’échelle d’autres territoires et représente en soi un premier élément de réponse permettant d’aider les collectivités dans l’intégration des citoyens dans les processus décisionnels. Dans un processus critique et réflexif nous discuterons des limites intrinsèques au dispositif et la façon dont il s’insère dans l’obligation légale de concertation citoyenne au sein de la collectivité pilote. Il permet de nourrir la réflexion sur les processus de démocratisation des enjeux environnementaux.

Premiers résultats du projet Particip’Air : de la biosurveillance de la qualité de l’air

Pierre Camps (UMR GM) et Lionel Scotto d’Apollonia (Artivistes-atelier, GDR PARCS, LIRDEF).

Nous proposons de présenter les premiers résultats du programme de recherche intitulé Particip’Air (ou BREATHE). Ce programme particulièrement innovant mobilise un dispositif associatif : Artivistes-Atelier et articule une approche en Recherche Action Participative pour la prise de décision politique avec un programme de Sciences Citoyennes permettant de mesurer la concentration de polluants atmosphériques par la collecte de filtres passifs naturels (feuilles de végétaux) ou artificiels et d’identifier l’origine des polluants atmosphériques. Ce projet tend à apporter des solutions au double déficit persistant de mobilisation citoyenne et d’efficacité des politiques publiques. Résolument critique et réflexif, notre projet vise à intégrer les citoyens dans tous les modes opératoires : de la métrologie à partir de collecte de plantes dans leur jardin ou sur leur balcon répondant aux normes en vigueur, jusqu’aux ateliers participatifs pour la prise de décision politique grâce notamment à la construction de cartes hautes résolutions de la source d’émission des dépôts de polluants métalliques d’origine anthropique sur les plantes et l’implantation d’un laboratoire citoyen CNRS « Zefyr Lab » sur le terrain d’expérimentation. En ce sens, le projet apporte une réponse concrète aux collectivités en développant une ingénierie de la participation s’inscrivant le cadre légal de l’élaboration et de la mise en œuvre du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET).

 

Exemple de projets de recherche sur des indicateurs participatifs environnementaux/Evaluation des politiques publiques de développement durable et l’évaluation participative

Émeline Hassenforder (IRSTEA)

Cette présentation retrace trois expériences dans lesquelles des citoyens ont pris part à l’élaboration de politiques publiques dans le champ environnemental et à leur évaluation : la révision du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) de la rivière Drôme, la stratégie nationale de la Direction Générale de l’Aménagement et de la Conservation des Terres Agricoles en Tunisie et la révision du Plan Local d’Urbanisme de la commune de Saillans (26). Dans ces trois cas, des groupes citoyens et/ou des acteurs concernés ont participé au cadrage du suivi-évaluation (SE) et ont mis en place des outils pour suivre et évaluer les processus participatifs. Ces expériences interrogent notamment les présomptions sous-jacentes à l’évaluation participative : c’est-à-dire qu’elle permettrait au groupe d’évaluateurs de monter en compétence, de s’impliquer dans l’action publique, d’identifier des questions d’évaluation pertinentes localement, et d’améliorer la précision et la pertinence des rendus. Elles questionnent également le lien entre ingénierie de la participation et évaluation participative.

 

Face aux effets d’inertie, quelles prises collectives pour les porteurs de cause ? Sociologie pragmatique et théories des systèmes

Francis Chateauraynaud (GSPR – EHESS, Paris)

Lorsque l’on considère l’ensemble des alertes et des controverses concernant les relations entre santé et environnement, on observe d’importantes variations dans les trajectoires politiques. Qu’il s’agisse de prise en compte des signaux d’alertes par les gouvernements et les agences de régulation, de mobilisation des milieux scientifiques, de formes de protestation et d’organisation de collectifs citoyens, de présence soutenue des préoccupations écologiques dans les médias, de plaintes et de recours judiciaires ou encore de montée en puissance d’alternatives aussi soutenues que soutenables, la quarantaine de dossiers étudiés à ce jour par la sociologie pragmatique des transformations permet d’énoncer un certain nombre de caractéristiques, dont l’explicitation peut s’avérer utile pour la suite de l’histoire. Cela conduit dans tous les cas à explorer autrement la criticité des processus contemporains. En s’éloignant d’une vision plate des controverses publiques, on peut faire converger philosophie pragmatiste, sociologie des processus critiques et modélisation des systèmes complexes, et ainsi mieux saisir la fabrique des prises individuelles et collectives sur le monde. La question de la pollution atmosphérique gagne en effet à être examinée à partir des logiques d’action – ou d’inaction – par lesquelles des coalitions d’acteurs, parfois inattendues dans leurs modalités d’expression, parviennent à faire bouger des lignes, outillent les actes de perception et de vigilance, et contribuent à transformer, selon des temporalités variables, les dispositions collectives et leurs ancrages dans les agencements matériels.

 

TEXTE DU SEMINAIRE  

La qualité de l’air est devenue un enjeu majeur de santé publique au cœur de la transition écologique, énergétique et solidaire : 3 millions de décès annuels sont imputés à sa « pollution » à l’échelle du globe, dont 11 000 pour la France. Pourtant, il y a encore moins de dix ans, l’Etat favorisait grâce au bonus écologique l’achat de véhicules diésels. La taxation récente de ce carburant témoigne de cette volonté de prendre en compte l’enjeu « air », invariablement sources de tensions sociales. L’objectif d’amélioration de la qualité de l’air s’est accompagné d’une panoplie de mesures réglementaires affichées à travers diverses mesures au premier rang desquelles l’intégration de l’enjeu « air » aux plans climats (Plans Climat Energie Territoriaux -PCET- devenus Plans Climat Air Énergie Territoriaux -PCAET-) auquel s’ajoutent la vignette Crit’air, la délimitation de Zones à Faible Emission (ZFE) ou encore les Plans de Prévention Atmosphérique (PPA). Malgré ces mesures, les politiques publiques en faveur de la qualité de l’air manquent chroniquement d’efficacité. Pour preuve, à l’heure actuelle la France est poursuivie par la Cour de Justice Européenne pour dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement. En effet, sur le plan juridique et technique, la mise en application des lois se heurte à une double problématique (Charvolin, 2015 ; Massart Guibaud, 2010). D’une part les différentes lois et plans d’actions sont construits à partir de cette sectorialisation dans laquelle les enjeux santé, air, climat et société sont traités de façon dissociée. D’autre part, mises en œuvre à l’échelle municipale, elles peinent à trouver de la cohérence sur un territoire suffisamment important pour améliorer leurs chances d’efficacité (Mermet et al. 2005). De surcroît, force est de constater que les populations ne sont pas impliquées dans l’ensemble des dispositifs « qualité de l’air » (Chevalier et al. 2007 ; Chateauraynaud et Debaz, 2013).

Ce séminaire propose d’aborder l’efficacité des processus de construction des politiques publiques sur les enjeux croisés Air Climat Santé en croisant les analyses et les regards sur la fabrique dite participative des politiques publiques (Scotto d’Apollonia et al. 2017 ; Dosias-Perla et al. 2018). Pour cela il s’appuie sur un premier bilan d’un projet à la fois innovant et original de recherche action participative « Air Climat Santé Société & Art ». Ce projet financé par l’appel à projet ADEME AACT-AIR a, en effet, pour spécificité de se situer à l’interface sciences-société en étant co-piloté par l’UMR ART-Dev et l’association Artivistes-atelier. L’objectif du projet est d’accompagner et d’aider les politiques publiques en faveur de la qualité de l’air et de co-construire avec les citoyens des indicateurs d’efficacité des actions sur le territoire pilote de l’Agglomération du Pays de l’Or. Ces réflexions croisées porteront sur la construction collective, « participative », d’indicateurs d’efficacité des politiques publiques en matière de « pollution de l’air » et sur la prise en compte de ces indicateurs « participatifs » dans la mise en œuvre d’une politique publique de l’air.

L’évaluation des politiques publiques environnementales et de développement durable et la production d’indicateurs de suivi sont sujets à des différences de degré réglementaire. En effet les évaluations des politiques publiques environnementales du type aménagement durable ou portant sur des mesures agro-alimentaires sont incitatives et volontaires tandis que les évaluations et suivi des Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) sont intégrés dans l’élaboration de cette politique publique dont les modalités sont encadrées par le Code de l’Environnement. L’analyse critique de l’usage des indicateurs comme des outils de gestion de l’action publique et comme des instruments de construction collective de la gouvernance a déjà fait l’objet de plusieurs études (Zittoun, 2009 ; Hezri et Hasan, 2004 ; Lascoumes et al., 2014). Leur utilisation reste promue dans un large panel de dispositifs d’action publique : « agendas 21 » communaux, « Objectifs développement durable », « Plans climats », notamment indicateurs de richesses, indicateurs de santé publique (Jacob, 2005). Objets de toutes les attentions, il n’en demeure pas moins que la production de ces indicateurs constitue un point d’entrée pour analyser ce qui se joue dans les discours sur la production d’une action publique à l’interface sciences-société (Zarka, 2009). Reste à questionner comment les indicateurs peuvent constituer, dans une perspective de mise en œuvre d’un gouvernement de l’air, un outil hybride à la fois technocratique et démocratique pour produire et réaliser des actions fondées à la fois sur « l’objectivité » de données statistiques et sur des processus « participatifs ».

Ce séminaire propose ainsi de débattre des possibilités, des conditions et des effets de démocratisation et de co-construction participative de tels indicateurs en mettant en perspectives les conflictualités techniques, sociales, politiques et économiques. De façon transversale, ce séminaire d’aborder la question de la réflexivité des différents acteurs et notamment celles des chercheurs à la fois sur les plans collectifs et individuels. Ce séminaire propose de mettre en réflexion nos pratiques sur ces enjeux de participation multi acteurs dans l’aide à la décision et l’appui à l’action environnementale sur les territoires. Nous proposons ainsi de nourrir la réflexion autour de plusieurs questions :

La co-construction d’indicateurs permet-elle de construire des processus d’expertise évolutifs permettant d’échapper aux limites des exercices de participation et notamment de l’engouement autour de l’injonction du « tout participatif » (Blondiaux, Fourniau, 2011) ?             Comment lever ou contourner les effets de cosmétiques communicationnelles fortement conditionnées par les agendas électoraux pour construire des politiques publiques « efficaces » (Salles, 2006) ?

Quels sont les effets de la participation sur le processus de construction de la politique publique et spécifiquement d’une politique publique sur les enjeux croisés Air Climat Santé ?

Quelle est la visée et la portée d’une telle élaboration participative des politiques publiques ?

Un processus plus participatif permet-il réellement d’obtenir le partage du pouvoir de délibération et de décision entre gouvernants et gouvernés ?

Un processus plus participatif permet-il la construction d’un consensus prenant suffisamment en compte l’expression du conflit et le pluralisme des représentations ?           Comment la co-construction des indicateurs « participatifs » influence-t-elle la justification démocratique des politiques publiques ?

 

BIBLIOGRAPHIE

Blondiaux, L. et Fourniau, J-M. 2011 – « Un bilan des recherches sur la participation du public en démocratie : beaucoup de bruit pour rien ? », dans Participations, Vol 1, p. 8-35.

Charvolin, F. et al. 2015 – Un air familier. Socio histoire des pollutions atmosphériques. Paris : Les Mines, Paristech.

Chateauraynaud, F., Debaz, J. 2013 – De la métrologie en démocratie. La nouvelle vague des capteurs-citoyens, chapitre du rapport GSPR/ANSES, publié dans Socio-Informatique et Argumentation, 30 septembre.

Chevalier, D. et al. 2007 – La dialectique de la mobilisation et de l’injonction dans la « petite fabrique locale » du développement urbain durable, Urbia.

Dosias-Perla, D. et al. 2018 – « La fabrique participative de la qualité de l’air: Atelier Artivistes » dans ISTE Editions.

Hezri, A. et Hasan, M-N. 2004 – « Management framework for sustainable development indicators in the State of Selangor, Malaysia », dans Ecological Indicators 4, 287-304.

Jacob, S. 2005 – Institutionnaliser l’évaluation des politiques publiques. Étude comparée des dispositifs en Belgique, en France, en Suisse et aux Pays-Bas. Presses interuniversitaires européennes, 271p.

Lascoumes, P. et al. 2014 – Le développement durable. Une nouvelle affaire d’État. Paris : PUF.

Massard-Guilbaud, G. 2010 – Histoire de la pollution industrielle : France, 1789-1914. Paris : Éditions de l’EHESS. Mermet et al. 2005 – « L’analyse de la gestion environnementale : un cadre théorique pour penser l’efficacité en matière d’environnement », dans Natures Sciences Sociétés, Vol. 13, no. 2, pp. 127-137. Salles, D. 2006 – Les défis de l’environnement. Démocratie et efficacité.  Paris, Syllepses.

Scotto d’Apollonia, L. et al. 2019 – De la biosurveillance participative de la qualité de l’air, Revue Technique de l’ingénieur.

Zarka, Y-C. 2009 – « L’évaluation : un pouvoir supposé savoir », dans Cités, Vol. 1, no 37, pp 113-123. Zittoun, P. 2009 – Des indicateurs pour gouverner : boussoles ou miroirs déformants, Paris : collection Recherche du PUCA, n°196.

 

RDV 17 MAI 2019 – 9H – ATELIER PARTICIPATIF LYCEEN MERMOZ

 

ACCOMPAGNER LA MARCHE LYCEENNE

Une journée de mobilisation lycéenne réussie : des revendications de la marche à l’action.

Coordonnée par Caroline Roulier, animée par l’association Artivistes-atelier parrainée par le climatologue Jean Jouzel la démocratie participative s’est invitée ce vendredi 15 mars au lycée Jean Jaurès de St Clément de rivière. Après la marche Artivistes a permis de convertir leurs revendications, volontés, désirs d’avenir en actions en présence de madame Gille, rectrice de la région Occitanie, Mr Barbes président de la communauté de communes Pic St Loup, Madame Béatrice Cheutin IPR, responsable académique de l’EDD et en présence de nombreux élus et représentants académiques.

Vous trouverez une synthèse sur la page de l’Académie.

UN ATELIER PARTICIPATIF ARTIVISTES

L’atelier a commencé de façon ludique par le jeu « le réchauffement climatique expliqué à mes parents » (Prix éducation Forum International Météo-Climat, 2017) afin d’améliorer leur connaissance sur la question climatique.

Répartis ensuite par table en fonction des enjeux exprimés lors de la marche pour le climat (mobilités, éducation, alimentation, énergie, mobilisation, biodiversité), les lycéens en présence, de professeurs, d’élus et de Madame Gille Rectrice d’Académie, des représentants académiques ont travaillé dans la joie et la bonne humeur afin de passer à l’action à l’échelle de leur lycée et de leur territoire. Une expérimentation pilote à l’échelle nationale réussie main de mettre grâce aux outils participatifs des Artivistes, association cofondée par Lionel Scotto d’Apollonia (Enseignant Sciences Physiques et chercheur LIRDEF) et Davia Dosias-Perla ingénieure au CNRS (ARTDev). A la pointe de l’innovation, l’adage des Artivistes est de (re)donner la parole aux citoyens et les moyens d’agir. Leur mission : aider et d’accompagner les collectivités dans la construction de leurs politiques publiques sur l’ensemble des questions socioenvironnementales.

Le dispositif Artivistes-atelier vise à développer une éducation à l’environnement, à la responsabilité, à la citoyenneté par une mobilisation des intelligences sensibles et créatives des élèves. Les Artivistes développent ainsi dans les écoles des actions éducatives autour des thématiques socioenvironnementales et liées au développement durable. Il s’agit de développer une éducation à la fois aux enjeux sociaux et environnementaux dans des projets d’art ou à travers le jeu. Une réponse simple et efficace intégrer des dispositifs éducatifs innovants dans les enjeux de la transition écologique et solidaire.

CO-CONSTRUIRE DES BOUQUETS D’ACTIONS

Expérimentation climatique & citoyenne au lycée Jean Jaurès St Clément de Rivière réussie.
Après la marche Artivistes a permis de convertir l’énergie citoyenne en actions en présence de madame Gille, rectrice de la région Occitanie, Mr Barbes président de la communauté de communes communes, madame Cheutin et de nombreux élus et représentants académiques.

DEROULE DU DESIGN (Artivistes-atelier© 

Design Participatif Artivistes-atelier : Ce design est issu de la recherche et a fait l’objet de deux publications scientifiques

Dosias-Perla, D., Scotto d’Apollonia, L. et Blangy, S. (2017). « La fabrique participative des politiques publiques une arlesienne ? Le dispositif artivistes-atelier « on air » N° spécial : Technosciences et Innovations Citoyennes. Technosciences and Citizen Innovations. Journal « Technologie et Innovations ». Volume 18-4., Paris.

Scotto d’Apollonia, L., Dosias-Perla, D., Camps, P. et Poidras, T. (2019). « De la biosurveillance participative de la qualité de l’air » Saint Denis : Editions Technique de l’Ingénieur.

SIMPLE, EFFICACE et REPRODUCTIBLE

Etape 1 : Cadrage par le jeu « le réchauffement climatique expliqué à mes parents ».

Etape 2 : Libre répartition en petit groupe en fonction des enjeux à traiter.

Etape 3 : Choix objectif, les lycéens débattent, choisissent un objectif et l’écrive au centre du cercle

Etape 4 : Co-construction des actions, les lycées débattent des actions à mettre en place pour atteindre l’objectif

Etape 5 : Création des indicateurs d’efficacité, les lycéens évaluent l’efficacité (échelle de 0 à 5 sur les rayons) à l’heure actuelle (t0) et celle qu’ils peuvent atteindre sur une échelle de temps qu’ils évaluent eux-mêmes.

Etape 6 : Identification des acteurs clés, des freins et de ressources et mise en application……. (acte 2)

SYNTHESE PROVISOIRE DES ENJEUX ET OBJETIFS

ENJEUX

OBJECTIFS CIBLES

BIODIVIERSITE Préserver
MOBILITES Changement radical des systèmes de mobilité
ALIMENTATION Amélioration de manière durable
MOBILISATION Impliquer l’ensemble des acteurs
EDUCATION Appliquer, améliorer, inventer des mesures
ENERGIE Développer les énergies renouvelables au sein du lycée

POUR INFOS

Référence Artivistes-atelier : http://artivistes.neowordpress.fr/

2017 Prix éducation Forum International Météo Climat Paris – Prix innovation DDTM 34

2018 Lauréat Forum Changer d’ère, Cité des Sciences Paris

2019 Lauréat Créathon, Le Nouveau Monde

Artivistes-Atelier incarne Le Monde Nouveau 29-31 mars 2019 Perpignan

Artivistes-atelier (re)donne la parole aux citoyens et les moyens d’agir

L’image contient peut-être : texte

Du 29 au 31 mars 2019, le Palais des congrès de Perpignan s’est transformé un véritable incubateur, laboratoire de la transition énergétique et solidaire.

 ARTIVISTES-ATELIER INCARNE LE NOUVEAU MONDE

Artivistes-Atelier est très fier d’avoir été  lauréat du #créathon #lemondenouveau

Nous sommes l’écho du coup de marteau de Mi

Nous tenons particulièrement à remercier le groupe Ladepeche.fr Midilibre.fr Lindependant.fr ViaOccitanie@Akuoenergy. Merci à Artevia et au Collectif bam.

 

C’est dans une ambiance chaleureuse, conviviale, collaborative et sous le signe de la bonne humeur vecteur d’ondes résolument positives.

Merci aux joyeuses équipes d’animateurs, organisateurs et de journalistes !

Des rencontres et échanges formidables sur ces 3 jours de Forum, notamment avec Mesdames les Vice présidentes de #larégionOccitanieNadia Pellefigue Agnès Langevine; avec Eric Scotto Akuoenergy, Michal Kurtyka président de la #COP24, Laurent Fabius president de la #COP21.

Merci à Marie-France Marchant-Bayley pour cette initiative.

Artivistes-Atelier citoyen et artistique Redonne la parole aux citoyens et les moyens d’agir pour un Monde nouveau !

 

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MARCHE CITOYENNE CLIMAT 25 MAI 2019 – CHATEAU D’O

RDV LE 25 MAI 2019 DOMAINE D’O MONTPELLIER

Après la marche pour le climat venez nous retrouver sur le stand Artivistes-atelier et participer à nos ateliers participatifs:

Objectif est de co-construire des bouquets d’actions citoyennes à partir des premiers résultats issus de la marche du 15 mars 2019.

RAPPEL SUR LES MARCHES PRECEDENTES

Cet atelier participatif sera animé parvotre association Artivistes-atelier ayant développé une ingénierie de la participation dans la construction des plans climats.

Marchez c’est bien, convertir l’énergie citoyenne en action c’est mieux !!

RDV 18h30 Local ENSEMBLE 14 rue du commerce Montpellier

CONVERTIR L’ENERGIE DE LA MARCHE CITOYENNE POUR LE CLIMAT EN ACTIONS

Immense succès en France et à Montpellier le 16 Mars 2019 de la marche poour le climat organisé par le collectif Citoyens pour le Climat.

Installé à la Halle Tropisme le village des alternatives accueillaient des dizaines d’associations militantes et l’association Artivistes-atelier, l’occasion de développer son expertise en matière d’ingénierie de la participation.

Cette expérimentation pilote grâce aux outils participatifs, comme ici l’ACUPONTURE URBAINE, l’ARBRE A PALABRES CLIMATIQUES, ou encore nos belles MEDUSES AERIENNES, vise ensuite à être reproduite à l’échelle nationale.

L’objectif est simple: convertir l’énergie citoyenne de la marche en actions.

DONNEZ LA PAROLE AUX CITOYENS ET LES MOYENS D’AGIR !

Pour rappel, l’association Artivistes est membre de l’institut de la concertation et de la participation citoyenne et à ce titre garante du respect de l’expression de la pluralité des opinions.

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PROCHAIN ATELIER PARTICIPATIF: OBJECTIF CO-CONSTRUIRE DES BOUQUETS D’ACTIONS CITOYENNES

Nous allons organiser un atelier participatif afin d’analyser les résultats de l’acuponcture et proposer grâce au design Artivistes-atelier conçu par Davia Dosias-Perla de co-construire des bouquets d’actions citoyennes.

C’est simple, c’est concret, c’est participatif !

N’hésitez pas à nous contacter ou laisser votre mail, ou consultez notre page FaceBook ou le présent site Internet.