Les artivistes au Festival éco-citoyen de plein air

Les artivistes présents au Festival éco-citoyen de plein air

Dans le cadre de la semaine du développement durable, nous avons le plaisir de vous inviter à visiter notre stand lord du festival What the Fest à la Cadoule (Vendargues) le 4 juin 2016 à partir de 10H.

Plus d’infos https://www.facebook.com/What-The-Fest-Prod-985890241467158/?fref=nf

Faites circuler !

Apéritif Artivistes – 7 avril – 18h30 – Gazette Café

Invitation Apéritif 7 avril 2016 - 18h30 Gazette Café

Entrée Gratuite – Smile Code exigé

 

J – 3  !!! 

Hey toi Citoyenne, Hey toi Citoyen, si tu veux papoter, échanger, partager, t’investir et agir…Rejoins nous le 7 Avril au Gazette Café ( 6 Rue levat, Montpellier) !


Nous te présenterons notre Association Artivistes, notre Atelier pour créer des espaces artistiques et citoyens en bas de chez toi.

Tu es curieux ? Viens nous rencontrer ce Jeudi (le 7 Avril quoi) !

Tu as des idées, des projets artistiques, citoyens, éducatifs ? Viens nous les faire partager le 7 Avril ! (rappel c’est jeudi)

Tu souhaites refaire, défaire et refaire le monde ? C’est avec nous que ça se passe … et ça commence le… 7 Avril (Bravo !)
Et surtout si tu as envie de devenir un Artivistes c’est auprès de nous que tu peux le faire …dès le 7 Avril !

Tu l’as rêvé, les Artivistes t’aident à le réaliser ! 

 

 

 

Puis, si tu ne peux pas venir … Fais tourner !

La soirée continuera ensuite à 21H par un concert de notre amie Mélanie Arnal accompagné du virtuose de la six corde Olivier-Roman Garcia qui présentera son nouvel album tout aussi musical que coloré textuellement aux vents légers.

Partenariat GDR PARCS

Les Artivistes et la recherche scientifique

En plus de son réseau multi-acteurs, Artivistes travaillent en étroite collaboration avec notamment le monde de la recherche scientifique. En ce sens la force du projet Artivistes est de s’appuyer sur l’expertise sociale du Groupe De Recherche PARCS (Participatory Action Research and Citizen Sciences).

Le GDR-CNRS PARCS en recherche action participative regroupe des chercheurs et des acteurs du secteur associatif principalement en France et visant à développer son réseau au niveau international, questionnant les rapports sciences-société. Ce GDR récemment créé en avril 2014 est basé administrativement au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE) à Montpellier. Il a pour objectif de proposer un cadre de réflexion et des conseils sur les manières de construire et réaliser des programmes de Sciences Citoyennes et Recherche Action Participative (RAP). Il vise à co-construire un dialogue entre différentes initiatives existantes, regrouper les énergies dispersées en France sur ces questions, générer des synergies et des collaborations entre ces initiatives, mutualiser les pratiques participatives dans la recherche scientifique française sur les questions environnementales, notamment celles concernant le climat, la biodiversité et les questions sanitaires et sociales.

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Plus spécifiquement les objectifs sont de : (1) développer d’autres approches de recherche intégrant les savoirs citoyens – (2) améliorer nos pratiques de recherche, de participation, de sensibilisation – (3) améliorer les bénéfices réciproques chercheurs/citoyens – (4) savoir comment mieux répondre à la demande sociale – (5) mieux intégrer les citoyens et la société en amont et en aval des projets de recherche – (6) faire des citoyens des relais pour l’éducation à la démarche scientifique.

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Crédit Photo Scotto d’Apollonia Lionel

Note de positionnement du GDR PARCS

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Notre société est confrontée aujourd’hui à des enjeux majeurs (changement climatique, perte de la biodiversité, crise économique…) dont la résolution ne pourra être envisagée sans l’implication pleine et entière des citoyens. L’engagement aux côtés de chercheurs pour réfléchir ensemble aux questions sociétales et imaginer des solutions est la clé pour devenir acteur des décisions prises et ainsi passer à l’action.

Dans ce contexte, une nouvelle éthique des relations entre Science et Société se dessine, et le qualificatif de « Sciences Participatives » prend tout son sens : il ne s’agit plus d’extraire les observations ou connaissances du citoyen afin d’alimenter la base de données du chercheur, mais bien de co-construire avec le citoyen des projets de recherche dont le déroulé sera caractérisé par une collaboration permanente aboutissant à une meilleure compréhension des phénomènes et à l’élaboration conjointe Les outils et méthodes pour mener de tels projets existent et ont déjà démontré leur efficacité. Ils sont réunis sous le nom de Recherche Action Participation ou RAP.

Le GDR PARCS est en pleine développement et vient de thématique CNRS qui s’est déroulée du 7 au 11 mars 2016 à Montpellier. Le GDR PARCS est un réseau d’acteurs Laboratoires, Indépendants, Entreprises) qui souhaitent mener une recherche d’excellence avec l’approche originale de la RAP. En proposant outils et méthodes (via des formations), un conseil aux chercheurs qui souhaiteraient les appliquer (missions d’expertise) et une réflexion de fond sur le participatif, les membres du GDR PARCS œuvrent collectivement à l’amélioration des techniques participatives et à la diffusion de cette approche au sein des organismes de recherche français.

Le GDR est soutenu par le CNRS et l’INEE

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Projet Educatif

Projet éducatif

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Les Artivistes proposent de développer des actions éducatives autour des thématiques environnementales et liées au développement durable.

Nous proposons plus particulièrement d’accompagner et co-construire avec l’ensemble des acteurs de l’éducation des projets liées aux éducations aux questions climatiques à depuis à la maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur à fois sur les aspects sociaux, politiques et scientifiques.

Education à l’environnement à travers l’art

Nous proposons de construire des projets “hors les murs” à travers des actions ciblées en classe qui s’accompagne de sortie d’une part sur le terrain afin de sensibiliser aux questions environnementales à l’échelle locale. D’autre part  il s’agit de faire participer les élèves à la construction d’une oeuvre à proximité de leur école afin et associer ensuite les citoyens parents ou simple passants afin de dynamiser l’ancrage et l’appropriation du projet à l’échelle du quartier.

Jeu “le réchauffement climatique expliqué à mes parents”

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Dans le cadre de l’éducation aux problématiques climatiques le projet “le réchauffement climatique expliqué à mes parents” consiste à construire un jeu sur la base d’un quiz.

Le jeu construit par des élèves de 4° porte sur la compréhension des mécanismes climatiques.

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Artivistes toi même

Dans un esprit pluridisciplinaire et innovant, ARTIVISTES mobilise les artistes, les acteurs culturels et les citoyens  sur les enjeux sociétaux et environnementaux.


ARTIVISTES a pour objet de construire un nouvel espace de démocratie participative et de proposer une expertise sociale d’un territoire aux décisionnaires par les entrées culturelle et artistique.

ARTIVISTES :

  • Accompagne les collectivités et les institutions dans une approche culturelle des enjeux environnementaux.
  • Apporte son expertise territoriale à tout projet/action en lien avec son objet
  • Engage des projets innovants artistiques
  • Met en place des formes de concertation et de sensibilisation prenant en compte la vox populi
  • Elabore des cahiers citoyens et des propositions concrètes pour les décisionnaires
  • Dispose d’un laboratoire de Recherche et Développement portant sur les sciences citoyennes
  • Conceptualise et construit des outils d’aide à la décision participatifs
  • Développe des projets éducatifs portant sur les questions relatives aux rapports sciences-sociétés.

Rue du climat : de murs en rubans

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DE MURS EN RUBANS

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CLEPS vs CHIKO

« Quand l’art de rue nous parle des enjeux sociétaux : un outil citoyen voit le jour »

UN FESTIVAL A TAILLE HUMAINE : « RUE DU CLIMAT : DE MURS EN RUBANS »

L’âme du projet

  • Le déficit démocratique est présent partout
  • Il faut recréer un lien entre les institutions et les citoyens.
  • Les formes de concertations quand elles existent montrent très rapidement leur limite car la vox populi n’est pas réellement prise en compte
  • L’habitant devient partie prenante de la transformation de son quartier et de son territoire
  • Il est nécessaire de faire fonctionner les conseils citoyens avec les autres espaces de démocratie sur le territoire
  • La valeur transcendantale de l’art permet de créer un outil essentiel et efficace pour inciter, favorise et permettre au citoyen d’exprimer son point de vue. Ainsi il pourra se placer au cœur de la prise de décision politique sur les projets de son territoire

A travers ce projet nous avons permis :

  • Au  citoyen  de faire valoir son droit  de penser et de critiquer les actions et les décisions prise sur son territoire pour le bien commun
  • au citoyen, au néophyte de se poser les questions qui le placerait comme Art’eur
  • A l’expert non institutionnalisé ou non politisé de s’exprimer et surtout,  nous luis avons laissé la possibilité d’agir pour le bien-être commun

Pour tenter d’atteindre cet Idéal le meilleur terrain de jeu est  la rue.


RUE DU CLIMAT : De murs en rubans

« Rue du climat : De murs en rubans » porte en lui  une démarche de démocratisation  territoriale et a pour but de mobiliser les citoyens.

Les citoyens ont pu s’approprier des enjeux perçus comme institutionnels et politiques (enjeux environnementaux par exemple : climat, pollution, gestion de la ressource en eau, protection des espèces et des milieux, santé) et ont pu se rendre compte de la place qu’ils ont le droit de revendiquer dans les débats publics.

C’est par ces moyens qu’ils pourront se replacer au centre de leur espace de vie. Les habitants et citoyens deviennent ou se révèlent acteurs / Art’eur de leur territoire.

 « RUE DU CLIMAT : de murs en rubans » travaille sur la cohérence des réflexions de la société civile dans les processus de réalisation de plans d’actions territoriaux et/ou de décisions politiques.

« RUE DU CLIMAT : de murs en rubans »  est donc un projet artistique et démocratique qui permet de dynamiser une démarche territoriale qui tend à  mobiliser les citoyens et à les replacer dans la réflexion citoyenne.

Ces interactions et échanges permettent de sensibiliser un large spectre de citoyens et de leur donner la parole afin d’alimenter des prises de décisions citoyennes participatives.

 « RUE DU CLIMAT : de murs en rubans » donne une place aux citoyens par la mobilisation de leurs intelligences sensibles et a pour but de générer des décisions non seulement acceptées mais aussi comprises par le grand public à partir de leurs attentes et initiatives.  Le citoyen devient acteur et co-responsable des actions à mener sur son territoire e vie.

L’expérience montre que l’art est un catalyseur de changement et représente un bel outil d’innovation sociale et citoyenne.

A travers ce projet nous construisons un outil, un livrable avec des réflexions et solutions citoyennes aussi bien sur les plans politiques, culturels, économiques et éducatifs.

Cet outil permet en outre d’alimenter et nourrir les réflexions politiques sur le territoire.

Concrètement

Nous avons mis en place des ateliers participatifs dans le quartier (800 m de parcours enrubanné) :

Plan (1)https://www.facebook.com/events/158150451198477/

L’Arbre : un arbre à palabres a été créé sur la place et fut thématisé pour la journée, espace de libre échange et de bien entendu de palabres dynamisant les interactions entre les citoyens.

Le Mur citoyen : un mur neutre sera proposé aux passants pour s’exprimer eux aussi sur ces thématiques dont ils sont objets et sujets lors de l’atelier de l’arbre à palabres.

Le trottoir débat : sur le trottoir, en collaboration avec une facilitatrice graphique nous avons créé un visuel au sein duquel des questions étaient posées aux passants. Ils pouvaient poser par écrit sur le sol leurs réponses, idées et réflexions.

Les murs : 5 murs ont été pris d’assaut par 8 artistes et ont servi de théâtre de débats, d’échanges et de réflexions citoyennes.

La rétroprojection « mon œil » : un rétroprojecteur branche a un ordinateur  a permis de diffuser les photos des passants sur la journée. Une adresse mail du projet a été communiquée et distribuer pour permettre a tout à chacun d’envoyer les photos en instantané : artivistes.atelier@gmail.com

Le débat en présence des climatologues à la maison de la démocratie de Montpellier pour prolonger les échanges de la journée.

Les objectifs de ces ateliers étaient :

  • d’amener le citoyen à s’approprier son espace urbain, son territoire
  • de susciter le débat et l’échange
  • d’interroger les consciences individuelles et collectives
  • de replacer le citoyen comme acteur dans la prise de décision
  • de faire ressentir à l’habitant leur légitimité, leur place citoyenne dans les réflexions concernant leur territoire

Les partenaires sur le projet

Nos compagnons dans cette aventure sont des artistes engagés qui parlent aux gens en les interpellant visuellement. Des artistes qui ont un avis à donner et qui acceptent d’être positionnés en qualité de citoyen également.

Nos partenaires et invités sur la journée du 12 Octobre 2015 sont des associations sensibilisées et citoyennes

qui croient en l’humanité, l’urbanité, l’environnement  et l’art de rue :

CPIE APIEU Territoires de Montpellier (éducation à l’environnement urbain)/  Association de quartier des Beaux-Arts / ateliers 411 / Galerie l’inlassable / Vieux biclou (mobilité alternative et réparation citoyenne)/ …..

 

Accompagnement et Expertise

Porteurs du projet

Pour construire votre PCAET de façon efficace et réellement concertée. 

Parrain

Jean Jouzel nous fait l’immense plaisir et honneur de parrainer nos actions. Nous reproduisons son commentaire:

« Accord de Paris, objectif 2°C …. Au-delà des discours, des textes, l’Atelier Climatique Citoyen offre de belles perspectives d’adhésion du plus grand nombre de par le Monde mais aussi dans notre pays, dans nos territoires. Sensibilisation, concertation en sont des approches incontournables tout autant que l’art et culture en seront aussi de formidables vecteurs »

BESOIN IDENTIFIE D’OUTIL PARTICIPATIF CITOYEN CONCERNANT LE PLAN NATIONAL D’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les perspectives ouvertes après l’accord de Paris sur le climat de la COP21 vont dynamiser les politiques d’adaptation aux changements climatiques sur les territoires quarte ans après le lancement du premier accord. Cependant comme le souligne le rapport du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD), le prochain plan d’actions dont la date d’entrée en vigueur est fixée au 1er Janvier 2017 doit être décliné à des échelles territoriales : entre les régions, les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) et ce avec l’appui de l’Etat. Ces actions couvrent un large secteur d’adaptations. A titre d’exemples il est possible de citer : la gestion et les usages de l’eau – la transformation urbaine et la question des mobilités – du verdissement des villes – la biodiversité des trames vertes et bleues – les risques naturels dont les événements climatiques extrêmes.

Reste donc à transposer concrètement la feuille de route définie par les engagements de la France à différents niveaux d’échelles. Autrement-dit, il s’agit de trouver des solutions dans nos rues, nos quartiers, nos villages et nos villes, nos agglomérations et nos communautés de communes, les départements et désormais dans les enjeux des nouvelles régions. Sur le terrain ces solutions représentent des difficultés auxquelles se heurtent les décisionnaires lors de la mise en application des plans d’actions. En d’autres termes, l’opérativité des actions à mener demeure limitée dès lors qu’il s’agit de passer des « bonnes intentions » aux réalités socio-économiques à l’échelle locale. Notons que la régulation des politiques publiques sur le territoire national répond à des logiques technocratiques verticales très « top-down » laissant une place limitée à la concertation et à l’engagement citoyen. Les solutions relatives aux enjeux énergies-climat applicables à des niveaux locaux restent à définir, construire et appliquer.

Force est de constater que les attentes citoyennes à nos échelles locales malgré la mobilisation de la société civile lors de la COP21 restent un point aveugle vis-à-vis des plans d’actions territoriaux. Ce projet entend répondre à la construction et la mise en applications des plans d’actions aux échelles du territoire en cherchant à faciliter les contraintes protocolaires de concertation dans une réelle perspective de démocratie participative.

« Pour répondre à ces besoins, l’Atelier Climatique Citoyen propose la construction d’outils participatifs de sensibilisation et d’éducation citoyenne et d’aide à la décision politique concernant les plans d’adaptation au réchauffement climatique par l’intermédiaire du Street Art. »




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FORCE DU PROJET : MISE EN SYNERGIE MULTI-ACTEURS

La force du projet de l’Atelier Climatique Citoyen est de mettre en synergie l’ensemble des acteurs impliqués dans les questions d’adaptation au réchauffement climatique : les citoyens – des associations et des agences environnementales – des élus et des décideurs politiques – des chercheurs – des acteurs du monde de la culture et des arts, des professionnels de l’éducation.

L’Atelier Climatique Citoyen vise donc à proposer des dispositifs innovants participatifs concernant les politiques climatiques à mener sur un territoire. Il réfléchit et développe également des outils de sensibilisation permettant d’impliquer le plus grand nombre de citoyens et ce de façon trans-générationnel. L’atelier aspire à développer une éducation scolaire et populaire aux enjeux scientifiques, sociaux et politiques sur les questions climatiques dans les établissements scolaires mais aussi hors les murs.

« Ce projet de l’Atelier Climatique Citoyen repose sur la mise en synergie de deux projets « Rue du climat : des murs en rubans » et « l’arbre à palabres climatiques » portés respectivement par Madame Davia Dosias Perla et Monsieur Lionel Scotto d’Apollonia. »

Ce projet de l’Atelier Climatique Citoyen s’appuie sur la capacité performative de l’art à mobiliser et potentialiser les intelligences sensibles citoyennes. Il s’appuie sur le projet conçu, développé et conduit par Davia Dosias Perla, (Experte et consultante en environnement, Ingénieur agronome, Dirigeante Strart Up Les Artivistes), « RUE DU CLIMAT : de murs en rubans » La réalisation, la création d’happenings artistiques dans la rue, à partir de collage réalisés par des street artistes sur des thèmes climatiques adaptés aux spécificités locales permet d’interpeler les citoyens dans leurs quotidiens en les invitant à échanger, réfléchir, participer. La mise en synergie des citoyens et artistes devenant alors dans un élan commun des Artivistes agit comme une véritable inclusion du projet artistique et des implications démocratiques citoyennes. Elle permet de dynamiser une démarche territoriale pour mobiliser le plus grand nombre de citoyens en les replaçant dans la réflexion citoyenne. Ces échanges permettent de sensibiliser un large spectre de citoyens et de leur donner la parole afin d’alimenter des prises de décisions et des réflexions citoyennes participatives. L’expérience montre que l’art est un catalyseur de changement et représente un bel outil d’innovation sociale et citoyenne. Digne héritier de l’éducation culturelle populaire de Jean Vilar, « RUE DU CLIMAT : de murs en rubans » à travers le street art devient une nourriture aussi indispensable que le pain et le vin, un service public. En (ré) intégrant les questions climatiques dans les pratiques quotidiennes citoyennes, ces actions reviennent à réintégrer les cultures climatiques au cœur de la vie quotidienne des citoyens au même titre toujours en référence à Vilar, que le gaz, l’eau et l’électricité à tous les étages.

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Crédit photo Al Sticking

Les travaux de Lionel Scotto d’Apollonia, (Sous directeur du GDR PARCS, professeur de Physique et Docteur en Sociologie sur les questions climatiques) porte sur la conceptualisation et la construction d’un outil participatif innovant thématisé sous le nom de « L’arbre à palabres climatique ». En quelques lignes, l’arbre à palabres est inspiré de la tradition africaine, lieu de rassemblement sous lequel les villageois discutent « librement » des problèmes sociaux et politiques. L’image de l’arbre à palabres permet d’aborder les enjeux des débats citoyens portant sur les questions climatiques dont les ramifications touchent l’ensemble des questions écologiques comme celle de la biodiversité ou encore environnementales comme les problématiques énergétiques du nucléaire ou des gaz de schiste. La force du concept de l’arbre à palabres est de symboliser avec simplicité tout un ensemble de dispositifs citoyens existants sous différentes appellations comme celle de « forum citoyen » ou « forum débat ». Ce dispositif de sciences citoyennes permet d’aborder ainsi les dimensions multi- et inter-culturelles en interrogeant la pluralité des regards des citoyens de notre « Terre-patrie ».

« La force de ce projet s’appuie sur l’expertise climatique sociale du GDR (Groupe de Recherche) CNRS PARCS (Participatory Action Research and Citizen Sciences), dirigé par Sylvie Blangy, dont Lionel Scotto d’Apollonia est sous-directeur, en recherche action participative piloté depuis le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE) de Montpellier. En ce sens le projet prévoit en étroite relation avec le GDR la construction d’une plateforme de discussion, un Web Collaboratif asynchrone sur Internet. »

 En outre le projet s’appuie un programme de recherche sur les éducations aux questions climatiques « Le réchauffement climatique expliqué à mes parents » développés et piloté par Lionel Scotto d’Apollonia, qui est aussi formateur académique en tant qu’enseignant-chercheur. Il a l’avantage d’être labélisé par l’Education nationale et a été présenté lors de la COP21. Il est piloté au sein de la Faculté Des Educations de Montpellier depuis le laboratoire LIRDEF équipe Didactique et Socialisation.

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DESIGN DE L’OFFRE D’EXPERTISE CLIMATIQUE

 

L’offre de service intègre en amont des actions menées au sein et en dehors à l’intérieur des établissements scolaires mises en lien avec le projet tel qu’il est décrit ci-dessous. Ces actions éducatives portent sur une approche intégrée des questions climatiques, c’est-à-dire à la fois sociales, politiques et scientifiques.

 

Etape 1 : Construction cartographique des actions à mener et évaluation des faisabilités

Il s’agit de créer du lien entre les activités quotidiennes des citoyens et le dispositif qui se décline dans une première étape en deux temps :

(1) Des happenings artistiques directement dans la rue dans le but d’interpeller le public le plus large possible en croisant les regards générationnels et culturels.

Les citoyens sont interpelés et invités à écrire des propositions directement sur l’œuvre (collage, cellograf, graphe) réalisé par l’artiste en interagissant avec lui et un animateur. Le thème des œuvres d’art répond aux spécificités locales et enjeux identifiés – mobilité, montée des niveaux marins, érosion côtière, gestion de la ressource, etc. Le projet s’inscrit à l’échelle des quartiers en lien avec les associations locales (associations de quartier, association d’éducation à l’environnement urbain, au littoral, aux mobilités alternatives, etc.).

(2) Atelier participatif citoyen (L’arbre à palabres climatique) afin de proposer des outils participatifs d’aide à la décision vis-à-vis des actions publiques à mener. Ce dispositif se décline en deux temps :

Graphe cartésien des volontés d’action (gradient de -10 à 10) et capacité d’action (gradient de -10 à 10). Les participants se positionnent physiquement sur le graphe et construisent des familles d’acteurs. Par famille ils sont invités à proposer des solutions.

Roue radar, à partir de chaque solution il s’agit de construire une évaluation d’un indice de faisabilité mis en perspectives par rapport à l’élaboration de différentes échelles de temps et de leur pertinence. Il s’agit d’identifier dans les registres d’action, les acteurs à solliciter, les leviers d’action favorisants, objectiver les problèmes soulevés par les actions à mener.

Etape 2 : Construction de l’outil d’aide à la décision

                Il s’agit de construire des grilles d’aide à la décision en fonction des actions identifiées et répondant aux besoins des élus.

Ces grilles doivent appréhender les logiques d’action par rapport aux contraintes liées au cadre législatif de la concertation. La construction de ces outils s’accompagne d’une élaboration des études d’impacts et d’incidences sur la biodiversité et les écosystèmes ainsi que d’une évaluation de l’efficacité énergétique à partir de la construction d’un bilan carbone. Seront intégrés dans l’étude et ce à tous les niveaux de l’étude les implications sociales et politiques. Il s’agit de proposer une expertise territoriale intégrant les aspects scientifiques, sociaux, politiques et évaluant l’efficacité des mesures menées.

Etape 3 : Suivi des actions sur le terrain

La mise en application concrète des actions à mener malgré l’ensemble des efforts de mise en synergie ne pourra pas pour autant s’affranchir des difficultés concrètes qui n’auront pu être clairement identifiées en amont. L’Atelier Climatique Citoyen prévoit la mise en place d’un groupe de pilotage à l’aide de dispositif participatif multi-acteurs des projets mis en place visant à maximiser l’efficacité et la bonne conduction des actions.

Etapes transversales

L’Atelier Climatique Citoyen s’accompagne d’un suivi par la recherche au sein du GDR PARCS à partir de questions de recherche identifiées au cours de la construction et la réalisation du projet.

A titre d’exemple seront questionnées :

-les représentations sociales

– les logiques d’engagements citoyens

– les places et postures des différents acteurs

– la façon dont elles influencent les niveaux de conflictualité liés aux difficultés des procédures de concertation publique.